7 excellentes sitcoms récentes passées injustement sous le radar

Image d'illustration. The UnicornCBS / PR-ADN
Malgré leur qualité et leur originalité, certaines séries comiques récentes passent inaperçues auprès du grand public. Retour sur sept sitcoms qui, bien que saluées par la critique, n’ont pas bénéficié de la reconnaissance qu’elles méritent.
Tl;dr
- Les sitcoms récents manquent cruellement de reconnaissance.
- Des séries originales explorent familles, amitiés et travail.
- Le genre demeure pertinent malgré une popularité en baisse.
Un genre sous-estimé à l’ère du streaming
Alors que les projecteurs se braquent désormais sur les séries dramatiques ou les polars sombres, il semblerait que le format classique de la sitcom soit passé en second plan. Pourtant, loin d’avoir tiré sa révérence, ce genre continue d’offrir des œuvres marquantes, portées par des dialogues ciselés et des personnages mémorables. Parmi les productions récentes, plusieurs ont su réinventer la recette du succès tout en passant tristement inaperçues.
Nouveaux visages, nouveaux récits
Prenez par exemple Fresh Off the Boat. Inspirée du parcours d’Eddie Huang, cette série met en scène le quotidien d’une famille sino-américaine installée dans la Floride des années 90. Si elle reprend la structure traditionnelle du sitcom, la série se distingue par sa capacité à renouveler les codes avec finesse et humour. Même sort pour Life in Pieces, annulée après seulement quelques saisons malgré un concept audacieux : chaque épisode dévoile quatre saynètes centrées sur différentes branches de la famille Short. Le résultat ? Un tableau sensible et drôle de la vie familiale multigénérationnelle.
Du côté des amitiés bancales et corrosives, difficile d’ignorer Difficult People, portée par le duo acide formé par Julie Klausner et Billy Eichner. Leurs personnages enchaînent les piques avec un sens rare de l’ironie — et si leur popularité reste confidentielle, leur verve n’a rien à envier aux classiques.
Portraits de familles modernes et héroïnes inattendues
Il est frappant de constater que nombre de ces séries délaissent la représentation classique de la famille nucléaire. À titre d’exemple, Single Parents s’attache au quotidien d’un père célibataire épaulé par une communauté bienveillante. Dans la même veine, mais avec une autre dynamique, The Unicorn suit un veuf plongé malgré lui dans le grand bain des rencontres amoureuses tardives, aidé par ses amis. La série brille par son casting (notamment Walton Goggins) et sa tendresse assumée.
Quant à l’équilibre entre carrière et maternité — un sujet quasi-tabou dans les années 80—il est aujourd’hui au cœur de Workin’ Moms. Ce programme canadien met à l’honneur plusieurs mères actives tentant tant bien que mal d’accorder vie privée et ambitions professionnelles sur sept saisons riches en rebondissements.
L’humour au service de tous les contextes sociaux
Enfin, impossible de clore ce tour d’horizon sans évoquer l’irrévérencieuse Angie Tribeca. Portée par Rashida Jones, cette comédie satirique dynamite les codes du policier façon West Coast : jeux de mots cinglants, gags visuels millimétrés — on pense parfois à « Brooklyn Nine-Nine » mais avec une identité propre.
Pour résumer, si l’on s’attarde sur ces titres méconnus, il apparaît évident que le sitcom contemporain n’a rien perdu ni de sa pertinence ni de son mordant. Certes plus discret dans le paysage actuel, il conserve néanmoins une place essentielle pour qui sait regarder au-delà des évidences.
