Trois épisodes de Buffy qui défient toujours la logique, dont un demeure pourtant inoubliable

Image d'illustration. Buffy (Sarah Michelle Gellar)20th Century Fox / PR-ADN
Certaines intrigues de la série culte Buffy contre les vampires continuent de dérouter les fans, tant leurs incohérences persistent. Pourtant, parmi ces épisodes énigmatiques, l’un d’eux demeure unanimement salué pour sa qualité exceptionnelle.
Tl;dr
- Certains épisodes de Buffy contre les vampires sont incohérents.
- « Doublemeat Palace » et « Where the Wild Things Are » déçoivent.
- « Beer Bad » divise mais séduit par son absurdité.
Des épisodes qui laissent perplexe
Dans le panthéon des séries télévisées, Buffy contre les vampires occupe une place particulière. Si le show de Joss Whedon a su marquer durablement les esprits avec des épisodes cultes comme « The Body » ou « Once More, With Feeling », il faut aussi reconnaître que certains volets font aujourd’hui figure d’énigmes scénaristiques, oscillant entre l’incompréhensible et le franchement raté.
Quand la métaphore tourne court
Saison 6, épisode « Doublemeat Palace » : rarement un épisode n’aura autant déconcerté les fans. On y retrouve une Buffy, incarnée par Sarah Michelle Gellar, plongée dans l’univers morose de la restauration rapide. Son emploi au sein du fast-food Doublemeat Palace débouche sur une intrigue mêlant soupçons de cannibalisme, collègues inquiétants et révélations capillotractées. La volonté d’illustrer les emplois « tue-l’âme » s’effrite, tant le scénario s’embourbe dans une métaphore brouillonne et un humour mal dosé. On s’étonne encore que le Conseil des Observateurs n’ait pas songé à verser un salaire à l’héroïne, évitant ainsi cet étrange détour.
Mélange des genres et ratés mémorables
La série n’en est pas à son coup d’essai en matière d’expérimentations douteuses. Un exemple criant : « Where the Wild Things Are », où les ébats passionnés de Buffy et Riley transforment leur résidence universitaire en maison hantée alimentée par la honte et la répression. Entre hallucinations érotiques, enfants fantomatiques et une performance musicale inattendue de Giles (« Behind Blue Eyes »), l’épisode peine à trouver sa cohérence. Le propos moral – que certains interprètent comme un « fable anti-péché » – paraît hors-sujet dans l’univers nuancé de la série.
Voici, pour mieux saisir l’impact de ces épisodes controversés :
- « Doublemeat Palace » : intrigue confuse autour du travail alimentaire.
- « Where the Wild Things Are » : mélange maladroit d’horreur et de comédie sexuelle.
- « Beer Bad » : satire loufoque sur l’alcoolisme étudiant.
L’absurde élevé au rang de culte ?
Paradoxalement, certains épisodes décriés connaissent aujourd’hui une nouvelle popularité auprès des amateurs. C’est le cas du fameux « Beer Bad ». Ici, Buffy goûte une bière ensorcelée lors d’une fête universitaire et régresse au stade néandertalien — avec gags absurdes à la clé, massue comprise. Certes, la morale anti-alcool est plus qu’appuyée et quelques incohérences subsistent, mais cette satire déjantée séduit par sa capacité à embrasser sans complexe le ridicule assumé de son scénario. Devenu objet de culte, « Beer Bad » incarne finalement ce que la série sait parfois faire de mieux : surprendre en s’amusant de ses propres excès.
Entre génie inégal et sorties hasardeuses, ces épisodes démontrent que même les monuments comme Buffy contre les vampires, peuvent vaciller… pour mieux se réinventer ensuite.
