Deux ans après, le réalisateur de Batman prend la défense du dernier échec du DCEU face aux critiques opportunistes

Image d'illustration. DC ComicsADN
Deux ans après la sortie du dernier film du DCEU, le réalisateur de Batman prend la parole pour défendre ce long-métrage, souvent critiqué, et s’en prend à ceux qui suivent la tendance sans véritable argument.
Tl;dr
- Muschietti défend le film The Flash face aux critiques.
- La crise autour d’Ezra Miller a pesé sur la promotion.
- Le film a marqué la fin d’une ère du DCU.
Retour sur un échec controversé : « The Flash »
Alors que l’avenir du DCU semble prometteur, notamment avec le récent succès de Superman, difficile d’ignorer les turbulences qui ont marqué la fin de l’ancienne mouture de cet univers. L’un des épisodes les plus marquants demeure sans conteste la sortie de The Flash, un film qui, malgré son ambition et quelques clins d’œil mémorables – comme le retour de Michael Keaton en Batman ou une apparition surprise de George Clooney –, n’aura pas réussi à conquérir ni le box-office ni une partie du public.
Muschietti, réalisateur sous pression et fidèle à son œuvre
Aux commandes de ce projet pour le moins risqué, Andy Muschietti, désormais engagé sur le nouveau Batman du DCU et sur l’attendu préquel d’IT: Welcome To Derry. Face à la réception mitigée de The Flash, il assume pourtant pleinement son travail. Lors d’un entretien accordé à Bingeworthy, Muschietti confie sans détour : « On passe à autre chose, on sait qu’on s’est investi totalement. On reste fiers du film ; c’est un bon film. »
Lui-même déplore que beaucoup aient commenté l’œuvre sans même l’avoir vue : « Aujourd’hui, on aime critiquer pour critiquer, suivre les tendances… Les gens sont parfois en colère sans vraiment connaître le fond. »
L’ombre d’Ezra Miller et une promotion compromise
Impossible d’évoquer la sortie chahutée de The Flash sans parler des polémiques entourant sa star principale. Les controverses visant Ezra Miller, omniprésentes lors de la campagne promotionnelle, ont grandement fragilisé l’image du film. Sur ce point, Muschietti ne cherche pas à minimiser les difficultés rencontrées : « C’est vrai, il y avait une crise autour d’Ezra. Je ne nie rien. Mais malgré tout cela, nous croyons au film et nous continuons à le recommander. »
Dans ce contexte délicat, il tient aussi à saluer l’appui indéfectible du studio : « Ils auraient pu nous lâcher mais ils ont choisi de tout donner avec nous jusqu’au bout. »
Bilan mitigé et perspectives nouvelles pour le DCU
Malgré tous ces efforts – et un budget conséquent de 200 millions de dollars pour une recette mondiale atteignant seulement 271 millions –, le film n’a pas été le tremplin espéré pour clore dignement cette phase du DCU. Néanmoins, il aura permis quelques audaces narratives remarquées, dont :
- L’introduction de Supergirl dans l’univers DCU ;
- L’apparition inédite du Superman incarné par Nicolas Cage ;
- L’exploration créative des mondes parallèles.
Aujourd’hui tourné vers ses nouveaux projets – dont la série événement « Ça : Bienvenue à Derry », attendue sur HBO dès le 26 octobre –, Muschietti garde un regard lucide mais passionné sur ses choix passés. Une page se tourne ; l’histoire continue.
