Il y a 25 ans, Adam Sandler signait le plus grand échec commercial de sa carrière

Image d'illustration. Little NickyNew Line Cinema / PR-ADN
Il y a vingt-cinq ans, Adam Sandler, alors au sommet de sa popularité, rencontrait un revers inattendu avec la sortie d’un film qui enregistrait des résultats décevants au box-office, marquant un tournant surprenant dans sa carrière cinématographique.
Tl;dr
- « Little Nicky » fut l’échec majeur d’Adam Sandler.
- Budget colossal, casting prestigieux, mais accueil désastreux.
- Le film gagne peu à peu une reconnaissance culte.
Retour sur un naufrage commercial inattendu
En novembre 2000, alors qu’Adam Sandler surfait sur le succès fulgurant de ses comédies comme « Big Daddy », il se lance dans un projet audacieux : « Little Nicky ». Dotée d’un budget impressionnant — environ 80 millions de dollars, soit l’équivalent actuel de près de 150 millions — la production était hors norme pour le genre. Un pari risqué que New Line Cinema, séduit par la série de cartons précédents du comédien (on pense à « Happy Gilmore », « The Waterboy » ou encore « The Wedding Singer »), n’hésite pas à relever.
Pour mettre toutes les chances de son côté, la maison de production réunit un casting haut en couleur : aux côtés de Sandler, on retrouve notamment Harvey Keitel dans le rôle du Diable, Patricia Arquette, et même le réalisateur star Quentin Tarantino. Sans oublier des caméos inattendus, dont celui d’Ozzy Osbourne. Derrière la caméra, c’est le fidèle complice de Sandler, Steven Brill, qui s’attèle à ce mélange singulier entre comédie et univers surnaturel.
L’intrigue : humour noir et fantastique débridé
L’histoire s’articule autour du personnage éponyme campé par Sandler : Nicky, fils du Diable, maladroit et attachant, envoyé sur Terre pour ramener ses deux frères rebelles en Enfer. Le scénario, truffé de références rock’n’roll et de détournements des codes du fantastique, se veut résolument original. Pourtant, si l’ambition ne manque pas, l’accueil critique est glacial : « C’est le film visuellement le plus inventif de Sandler — mais aussi l’un des plus incroyablement vulgaires. », tacle Michael Wilmington dans le Chicago Tribune.
Bilan financier et conséquences durables
Dès sa sortie — curieusement programmée après Halloween — les premiers chiffres sont alarmants. Le film ne récolte que 16 millions lors de son premier week-end aux États-Unis. La concurrence féroce (« Charlie’s Angels », « Meet the Parents », etc.) ainsi qu’une communication confuse précipitent l’échec. Au final : seulement 58 millions engrangés mondialement. Une somme très inférieure au budget initial.
À ce jour, rares sont les échecs aussi notoires dans la carrière de Sandler. Pourtant, « Little Nicky » ne sombre pas totalement dans l’oubli. Diffusé à la télévision ou retrouvé chez feu-Blockbuster Video, il trouve peu à peu un public fidèle et rejoint ces films considérés comme cultes a posteriori.
L’après « Little Nicky » : prudence et persévérance
Si cette déconvenue a poussé Sandler à privilégier ensuite des formats plus sécurisés (notamment via ses productions pour Netflix), elle n’a nullement entamé son pouvoir d’attraction ni sa créativité. La carrière du comédien prouve qu’à Hollywood, échec au box-office n’est jamais synonyme d’échec artistique définitif : certains films traversent difficilement leur époque pour finir par être célébrés… des années plus tard.
