Jack Nicholson évincé d’un film d’horreur oscarisé pour une raison insolite

Image d'illustration. L'ExorcisteWarner Bros. / PR-ADN
Jack Nicholson, figure emblématique du cinéma, n’a pas été retenu pour un rôle dans un film d’horreur qui a pourtant remporté l’Oscar. Une raison étonnante et amusante explique ce refus inattendu pour l’acteur culte.
Tl;dr
- Jason Miller incarnait le père Karras dans « L’Exorciste ».
- Jack Nicholson, Paul Newman et Stacy Keach ont été envisagés.
- Friedkin a préféré Miller pour son authenticité catholique.
Des stars en lice pour un rôle mythique
Au cœur du casting de « L’Exorciste », le choix du père Karras fut tout sauf évident. Si l’on se remémore les débuts du projet, des noms majeurs d’Hollywood affluaient sur la table de production. Parmi eux, deux titans : Paul Newman et Jack Nicholson. Ce dernier ne cachait pas son intérêt, allant jusqu’à interpeller le réalisateur William Friedkin lors d’un déjeuner avec sa future actrice principale, Ellen Burstyn. « Jack, if you show in a priest collar, the whole audience is going to go up. You’re not going to be accepted in a priest collar. », lui glissa alors Friedkin, expliquant que son image ne collait pas à la sobriété attendue d’un prêtre.
L’étonnant parcours de Jason Miller
C’est finalement Jason Miller, dramaturge auréolé d’un Pulitzer pour « That Championship Season », qui s’est vu confier le rôle clé. Un choix inattendu : aucune expérience cinématographique avant ce film phare, mais déjà une reconnaissance immense sur les planches. Sa prestation dans « L’Exorciste », plébiscitée tant par la critique que par le public, lui valut même une nomination aux Oscars et propulsa sa carrière sur grand écran.
Coulisses d’une décision déterminante
À l’origine pourtant, le scénariste William Peter Blatty, qui signa également le roman éponyme, avait misé sur l’acteur Stacy Keach. Le contrat était prêt ; mais l’alchimie inattendue entre Miller et Burstyn lors des essais bouleversa tout. Miller affichait en outre des références religieuses solides grâce à une éducation catholique stricte — un détail jugé déterminant par Friedkin et les studios Warner Bros., qui choisirent alors de racheter le contrat de Keach.
Anicroches et ironies du destin
L’histoire aurait pu être tout autre. Pour mémoire :
- Jack Nicholson, habitué aux rôles troubles (« Easy Rider », « Five Easy Pieces »), n’a jamais incarné de prêtre à l’écran.
- Stacy Keach, écarté ici, s’est illustré la même année en Martin Luther dans « Luther », changeant ainsi de registre, mais restant dans la thématique religieuse.
La genèse du casting autour du père Karras révèle donc bien plus qu’une simple anecdote : elle éclaire tout un pan d’Hollywood, où l’intuition artistique peut bousculer jusqu’aux évidences les mieux établies.
