Grâce à Leonard Nimoy, ses partenaires de Star Trek ont rejoint ce projet culte des fans

Image d'illustration. Star TrekParamount / PR-ADN
Leonard Nimoy a joué un rôle déterminant dans la participation de ses collègues de Star Trek à un projet annexe très apprécié des fans. Grâce à son engagement, plusieurs membres emblématiques de la série ont rejoint cette aventure collective.
Tl;dr
- Nimoy imposa la diversité sur « Star Trek: The Animated Series ».
- Takei et Nichols sauvés du retrait grâce à Nimoy.
- Walter Koenig fut exclu, mais écrivit un épisode clé.
Un dessin animé longtemps resté dans l’ombre
Peu de téléspectateurs se souviennent d’avoir découvert « Star Trek: The Animated Series » lors de sa diffusion initiale. Produite par Filmation, cette déclinaison animée n’a jamais bénéficié du même engouement que la série originale ; elle fut rarement rediffusée et quasi absente des premiers supports vidéo domestiques. Il faudra attendre les années 1980, avec l’échange de cassettes VHS lors des conventions Star Trek, pour que la série gagne en notoriété. Un coffret DVD complet ne sera commercialisé qu’en 2006, soit bien après l’arrêt de Star Trek: Enterprise.
L’héritage discret mais décisif de la série animée
Malgré ce relatif anonymat, certains éléments clés de l’univers Star Trek ont fait leurs débuts dans cette version animée : le second prénom de James T. Kirk — Tiberius —, la première apparition d’un holodeck ou encore le personnage fondateur du capitaine Robert April. La légitimité du projet était assurée par la supervision directe de Gene Roddenberry, créateur historique de la saga, et le retour de nombreux scénaristes originaux. Presque toute la distribution principale reprit son rôle vocal… à une exception près.
L’intervention déterminante de Leonard Nimoy
Le maintien du casting original n’allait pourtant pas de soi. Les producteurs avaient initialement prévu d’écarter les deux seuls acteurs non-blancs : George Takei (Sulu) et Nichelle Nichols (Uhura), pour des raisons budgétaires, au profit notamment de voix réalisées par James Doohan et Majel Barrett. Une approche qui ne passa pas inaperçue aux yeux de Leonard Nimoy. Prenant conscience que le message central de diversité risquait d’être vidé de son sens, Nimoy n’hésita pas à menacer les producteurs : sans Takei ni Nichols, il refuserait tout simplement d’incarner Spock.
Voici ce qui ressort des témoignages :
- Nimoy opposa un refus catégorique et fit valoir ses principes.
- L’importance symbolique du duo Takei-Nichols fut mise en avant.
- Sous pression, les producteurs acceptèrent leur retour… mais pas celui de Koenig.
L’ombre persistante sur Walter Koenig
Si l’attitude résolue de Nimoy permit à Takei et Nichols d’être réintégrés au projet — ce que Takei qualifia plus tard d’« extraordinaire » — le sort fut moins enviable pour Walter Koenig. Exclu du doublage faute d’aura comparable à Nimoy, il participa toutefois à l’écriture d’un épisode marquant, « The Infinite Vulcan », où un clone géant de Spock fait une apparition remarquée. Même s’il déplora certaines contraintes imposées par Roddenberry, Koenig peut revendiquer une petite place dans cette aventure atypique – à défaut d’avoir pu prêter sa voix à Chekov.
