À sa sortie, Hollywood doutait du succès d’Avatar de James Cameron au box-office
Image d'illustration. Avatar20th Century Fox / PR-ADN
Ce qui semblait un pari risqué s’impose aujourd’hui comme l’une des plus grandes franchises cinématographiques.
Tl;dr
- Avatar a surpris le public et les critiques malgré des débuts considérés comme modestes.
- Le film est devenu un phénomène mondial, avec près de 2,9 milliards de dollars de recettes cumulées.
- La franchise continue de dominer le box-office, Avatar: Fire and Ash dépassant déjà le milliard à l’international.
L’audace face au doute permanent
Malgré le poids des doutes récurrents qui pèsent sur lui, James Cameron demeure une figure incontournable du cinéma à grand spectacle. À chaque nouveau projet ambitieux, qu’il s’agisse de Titanic, ou de la franchise Avatar, critiques et investisseurs ne manquent jamais de pointer le risque financier et l’ampleur des budgets engagés. Pourtant, depuis les années 1990, ce cinéaste semble avoir trouvé la formule secrète : viser toujours plus haut, là où d’autres hésitent.
Le syndrome du lancement sous-estimé
Revenons en arrière. Lors de la sortie du premier Avatar en 2009, le climat général oscillait entre circonspection et ironie. Le film s’offre une première place au box-office américain avec 73 millions de dollars dès son premier week-end – un chiffre solide pour une production SF sortant en période de fêtes. Mais les médias, tel que le New York Times, insistaient davantage sur les faiblesses apparentes : intempéries ayant affecté la fréquentation sur la côte Est, chutes marquées des ventes dans plusieurs grandes villes… On pouvait lire dans leurs colonnes : « le film devra démontrer un attrait surnaturel auprès du public dans les semaines à venir pour éviter la catastrophe financière. »
Pour ajouter à ces réserves, il était aussi noté que le lancement d’Avatar se faisait sur moins d’écrans que ses concurrents directs. Peu misaient alors sur un raz-de-marée planétaire — si ce n’est pour saluer l’exploit technologique.
Le triomphe malgré tout
On connaît la suite : non seulement Titanic, puis trois volets d’Avatar, déjouent les pronostics négatifs, mais ils s’imposent parmi les plus grands succès commerciaux de l’histoire du cinéma. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : après plusieurs ressorties en salles, Avatar approche aujourd’hui les 2,9 milliards de dollars récoltés mondialement.
Et cette dynamique perdure avec Avatar: Fire and Ash. Malgré une ouverture jugée timide (89 millions aux États-Unis), certains titres comme celui de CNBC n’hésitent pas à parler de « démarrage décevant ». Pourtant, en quelques semaines seulement, le film engrange plus de 1,3 milliard à l’international — susceptible d’atteindre ou dépasser les deux milliards avant la fin d’exploitation.
Un avenir entre prudence et défi perpétuel
Dans ce contexte, même si le réalisateur lui-même reconnaît l’énormité du budget engagé — allant jusqu’à plaisanter : « C’est un énorme paquet d’argent… il faudra donc deux fois plus pour être rentable » — il se dit serein sur la capacité du film à rentrer dans ses frais. La question n’est plus tant celle du bénéfice que celle du renouvellement créatif : « Suffira-t-il à justifier un nouveau volet ? ». Au passage, James Cameron laisse entendre qu’il pourrait passer le relais pour une éventuelle quatrième aventure sur Pandora.
Au fond, depuis trois décennies, Hollywood apprend régulièrement qu’il ne faut jamais enterrer trop vite la capacité de James Cameron à transformer des paris jugés fous… en triomphes retentissants.
