Des astronautes de la NASA saluent l’excellence de ce chef-d’œuvre de science-fiction du XXIe siècle

Image d'illustration. Seul sur Mars20th Century Studios / PR-ADN
Des astronautes de la NASA ont récemment exprimé leur admiration pour un film de science-fiction emblématique du XXIe siècle, saluant sa représentation réaliste de l’exploration spatiale et son impact sur l’imaginaire scientifique contemporain.
Tl;dr
- Les astronautes plébiscitent le film Seul sur Mars.
- NASA a collaboré étroitement avec l’équipe du film.
- La science du film est saluée pour son réalisme.
L’espace vu par Hollywood : quand la NASA inspire et valide
Depuis l’annonce de la mission Artemis II, qui signera le retour des humains sur la Lune plus d’un demi-siècle après Apollo, l’imaginaire collectif autour de l’espace refait surface. Interrogés récemment par la rédaction de CNN, onze astronautes ont livré leurs films préférés sur le thème spatial, un florilège où classiques et œuvres contemporaines se côtoient. Si des incontournables tels que Apollo 13, The Right Stuff, ou encore des comédies comme Galaxy Quest sont souvent cités, une production plus récente a particulièrement retenu leur attention : le film Seul sur Mars.
Seul sur Mars : un réalisme scientifique qui séduit les astronautes
Réalisé par Ridley Scott et adapté du roman d’Andy Weir, Seul sur Mars met en scène Matt Damon dans le rôle du Dr Mark Watney, botaniste et ingénieur mécanique contraint de survivre seul sur Mars après avoir été accidentellement abandonné par son équipage. Pour plusieurs membres de la communauté spatiale, ce long-métrage se distingue non seulement par sa tension dramatique mais surtout par son souci d’authenticité scientifique.
C’est notamment ce qu’a souligné l’astronaute Clayton C. Anderson, fort de cinq mois passés à bord de la Station spatiale internationale en 2007 : « Seul sur Mars montre bien la solidarité et l’engagement du personnel de la NASA, prêt à de grands sacrifices personnels pour remplir sa mission. » Trois critères essentiels au succès d’une expédition y sont mis en lumière : « protéger l’équipage, préserver le véhicule et atteindre les objectifs. »
Une collaboration entre Hollywood et la NASA inédite pour un film spatial
Le réalisme pointilleux du film ne doit rien au hasard. Dès la genèse du projet, les producteurs ont sollicité l’expertise de la NASA. Le romancier Andy Weir fut invité à visiter le Johnson Space Center ainsi que le Jet Propulsion Laboratory dès la publication du livre. Plus tard, Ridley Scott et le producteur Mark Huffam ont contacté Bert Ulrich, chargé des relations cinéma pour l’agence spatiale américaine.
Ainsi, des experts comme James L. Green (directeur de la division science planétaire) ou Dave Lavery (responsable des explorations solaires) ont conseillé activement les équipes artistiques. La production a même bénéficié d’une immersion approfondie grâce à une visite guidée exclusive des infrastructures texanes.
L’héritage cinématographique comme levier d’inspiration spatiale
L’implication si directe de la NASA trouve aussi une finalité stratégique : insuffler auprès du grand public – comme jadis Top Gun pour l’armée – un nouvel élan d’intérêt vers les missions martiennes à venir. Finalement, cette alliance entre science rigoureuse et fiction cinématographique pourrait bien susciter des vocations… et préparer les esprits aux défis du prochain grand saut vers Mars.
