Jumpers fait allusion à la plus délirante des théories sur Pixar

Image d'illustration. JumpersPixar / PR-ADN
Dans sa nouvelle vidéo, le créateur Jumpers revient sur une théorie Pixar parmi les plus extravagantes, décryptant ses points clés et analysant pourquoi elle suscite autant de débats passionnés au sein de la communauté des fans.
Tl;dr
- « Jumpers » regorge de références à l’univers Pixar.
- Le film explore la théorie unifiée des films Pixar.
- Comédie et satire écologique se mêlent brillamment.
Des clins d’œil qui affolent les fans
Les studios Pixar n’ont jamais caché leur plaisir à glisser, de film en film, de savoureuses références croisées. Avec la sortie de « Jumpers », cette tradition prend une nouvelle dimension. L’œuvre, réalisée par le créateur de « We Bare Bears », Daniel Chong, multiplie les allusions à l’histoire du studio, au point d’alimenter la plus folle des spéculations : et si tous les univers Pixar n’en faisaient qu’un ?
L’étonnante théorie de l’univers partagé
Cette idée, baptisée la Unified Pixar Theory, a vu le jour en 2013 sous la plume de Jon Negroni. Selon cette hypothèse, chaque film du catalogue Pixar s’inscrirait dans une même chronologie. La saga démarrerait avec « Le Voyage d’Arlo » ou « Rebelle », avant que les humains ne détruisent leur planète puis ne fuient vers l’espace. Dans leur sillage, des animaux intelligents émergeraient sur Terre tandis que les véhicules deviendraient conscients – aboutissant à un monde peuplé de voitures animées cherchant à réinventer le passé. Plus loin encore, des monstres mutants créeraient des entreprises pour générer de l’énergie… en effrayant des enfants via des portails temporels.
Des références discrètes… ou annonciatrices ?
Dans « Jumpers », un passage retient particulièrement l’attention. Alors que Mabel (incarnée par Piper Curda) échange avec son professeur (Kathy Najimy) et sa collègue (Aparna Nancherla), le spectateur attentif décèle sur un tableau blanc plusieurs croquis familiers :
- Un collier traducteur pour chien façon Doug (« Là-haut »)
- Un robot nettoyeur inspiré par Wall-E
- Un projet d’ami félin artificiel à la manière de Sox (« Buzz l’Éclair »)
- L’idée de transformer les cris en énergie, clin d’œil direct à « Monstres & Cie »
- Une expérience sur la conscience humaine transférée dans des voitures (« Cars »)
S’agit-il seulement d’hommages amusés ou bien d’indices destinés aux initiés ? La frontière demeure trouble.
L’ironie du chaos chez Pixar
Derrière ces jeux de piste, le film brille surtout par son humour débridé et sa satire écologiste assumée. La protagoniste, Mabel, fonce tête baissée sans mesurer les conséquences – une attitude qui pourrait, dans ce miroir absurde, faire basculer l’équilibre même du « multivers Pixar ». Et si ce délire narratif dissimulait finalement une réflexion grinçante sur notre propre monde ? Le spectateur est libre d’en juger, mais, quoi qu’il en soit, « Jumpers » s’impose déjà comme la comédie la plus jubilatoire du studio depuis longtemps.
