Un fait réel a inspiré le personnage de l’Immortel dans Peaky Blinders

Image d'illustration. Peaky Blinders: The Immortal ManNetflix / PR-ADN
L’un des éléments marquants de la série Peaky Blinders, à savoir le personnage surnommé l’Homme Immortel, s’inspire en réalité de faits historiques authentiques, apportant une dimension supplémentaire à l’intrigue déjà fascinante du show.
Tl;dr
- Le film prolonge l’histoire de Peaky Blinders.
- L’intrigue met en scène le bombardement réel de Birmingham.
- Hommage rendu aux ouvrières victimes du Blitz.
Un retour marquant pour « Peaky Blinders » au cinéma
Parmi les séries britanniques qui ont marqué la dernière décennie, rares sont celles à avoir connu l’essor fulgurant de Peaky Blinders. Diffusée sur la BBC, puis propulsée sur le devant de la scène internationale grâce à Netflix, l’œuvre de Steven Knight a vu son univers s’étendre récemment avec un long-métrage inédit : Peaky Blinders : L’Immortel. Ce film original revient sur un épisode tragique, mais authentique de l’histoire anglaise, tout en prolongeant le destin tourmenté de la famille Shelby.
Birmingham sous les bombes : une réalité historique saisissante
L’intrigue s’ouvre dans le tumulte du début de la Seconde Guerre mondiale. Tandis que les sirènes retentissent sur Small Heath, quartier emblématique de Birmingham, la caméra offre une perspective glaçante depuis les cockpits des avions allemands survolant la ville. Cette immersion dans le chaos du Blitz fait écho à un événement réel : le bombardement du 19 novembre 1940 ayant frappé la célèbre usine Birmingham Small Arms (BSA).
Quelques éléments clés rappellent l’importance stratégique de Birmingham :
- Pôle industriel dès l’époque victorienne, notamment dans l’armement et l’automobile ;
- BSA : acteur majeur dans la production d’armes depuis les années 1860 ;
- L’usine visée malgré des dispositifs anti-aériens instaurés après la Première Guerre mondiale.
Ce soir-là, près d’un millier d’employés travaillaient en équipe de nuit. Beaucoup trouvèrent refuge dans les abris situés en face du site ; certains restèrent à leur poste, refusant d’abandonner une tâche jugée vitale pour l’effort de guerre.
La fiction au service du devoir de mémoire
Au fil du récit, les conséquences immédiates du raid aérien s’imposent. Le film montre avec pudeur le choix déchirant des ouvriers, préférant risquer leur vie plutôt que délaisser leurs outils. Sur ces ruines encore fumantes apparaissent alors les membres du gang des Peaky Blinders, menés par un Duke Shelby campé par Barry Keoghan. Leur pillage brutal illustre toute l’ambivalence morale propre à la saga. Pourtant, c’est surtout l’hommage final qui retient l’attention : un carton sobre dédié aux femmes tombées durant cette nuit fatidique vient clore le générique.
L’écho persistant d’un drame collectif
À travers cette fresque crépusculaire, Cillian Murphy confirme sa place singulière – certains iront jusqu’à dire définitive – au sein du panthéon des grands rôles télévisuels britanniques. Mais derrière la fiction se niche surtout un profond respect pour ces ouvrières anonymes dont le sacrifice continue d’habiter la mémoire collective. Grâce à ce film, leur courage franchit peut-être enfin les frontières du petit écran pour toucher un public plus large.
