Backrooms : le pari risqué d’A24

Image d'illustration. BackroomsA24 / PR-ADN
Avec A24 à la production, le film Backrooms du réalisateur Kane Parsons ambitionne de traduire l’angoisse minimaliste du web en une expérience cinématographique immersive.
Tl;dr
- A24 adapte au cinéma le phénomène Internet Backrooms, connu pour son ambiance inquiétante et minimaliste.
- Le film est réalisé par Kane Parsons avec une histoire revisitée centrée sur une disparition mystérieuse.
- L’adaptation devra prouver qu’elle peut conserver l’atmosphère unique du concept tout en séduisant un public plus large au cinéma.
Le nouveau phénomène Internet propulsé sur grand écran
C’est désormais officiel : la société de production indépendante A24, reconnue pour son flair en matière de cinéma d’auteur comme pour ses expérimentations horrifiques, s’apprête à transposer le concept viral de Backrooms au cinéma. Un pari surprenant mais réfléchi, tant ce « creepy pasta » fascinant a su captiver une large communauté en ligne grâce à une atmosphère anxiogène et minimaliste.
Une réalisation confiée à l’auteur du mythe
Détail qui n’aura échappé à aucun initié : le projet est confié à Kane Parsons, déjà auteur de plus d’une trentaine de courts-métrages sur le même univers diffusés sur YouTube. Ce choix paraît logique : qui mieux que lui pour restituer l’étrangeté des pièces labyrinthiques et la menace diffuse des « monstres » qui hantent ces lieux ? Pour autant, l’adaptation n’entend pas s’enfermer dans un simple copier-coller. Le scénario écrit par Will Soodik promet un récit « librement adapté », où une thérapeute, campée par Renate Reinsve, se lance dans une quête désespérée pour retrouver son patient disparu (Chiwetel Ejiofor). À leurs côtés, on retrouve également Mark Duplass, Finn Bennett, Lukita Maxwell, et Avan Jogia.
Les attentes autour du film
En amont de la sortie officielle de la bande-annonce, deux affiches teasers dévoilent déjà l’ambiance singulière du projet. L’une montre Renate Reinsve, inquiète devant l’encadrement d’une porte ; l’autre met en scène Chiwetel Ejiofor, observant un élément mystérieux hors-champ. Ces premiers visuels confirment la volonté de conserver les codes graphiques de la série web : moquettes humides, murs jaunâtres… mais aussi une interrogation sur la représentation des fameux « monstres », jusqu’ici volontairement rudimentaires dans les vidéos originales.
Une adaptation face au défi du cinéma
Reste à savoir si ce passage à l’échelle supérieure réussira à retranscrire la puissance immersive des vidéos initiales. Le tournage, bouclé en un peu plus d’un mois entre juillet et août 2025, laisse présager une fidélité esthétique certaine. Mais rien ne dit que l’atmosphère anxiogène des « endless rooms » saura conquérir le grand public ou offrir une lecture neuve du mythe, d’autant que certains fans espèrent voir explorée la dimension plus vaste d’une mystérieuse corporation exploitant les lieux. Verdict attendu d’ici le 29 mai 2026 dans les salles obscures.
