Ari Aster a bien un préquel de Hereditary, mais il va falloir attendre

Image d'illustration. HéréditéPalmStar Media / PR-ADN
Le monde de Hereditary n’a pas dit son dernier mot. Ari Aster a écrit un préquel, sauf que le réalisateur ne voit toujours pas quand le lancer.
En bref
- Ari Aster a écrit un préquel de Hereditary
- Le film n’a aucune date pour l’instant
- Le réalisateur garde un œil sur l’horreur actuelle
Le timing est presque ironique. Alors que le cinéma d’horreur enchaîne les signaux très verts au box-office, Ari Aster confirme qu’il a déjà un préquel de Hereditary dans un tiroir, sans savoir quand l’ouvrir.
L’horreur cartonne, et pourtant Aster temporise
L’info vient d’un échange après une projection de Hereditary, relayé par Gold Derby. Le cinéaste y a expliqué, très simplement, qu’il avait écrit un film situé avant l’histoire de 2018. Ses mots sont clairs, et assez frustrants si vous espériez un retour rapide dans cet univers, « J’ai écrit un préquel à celui-ci. Le moment ne semble jamais être le bon. C’est un préquel, pas une suite, donc je ne sais pas où ça va ».
Résultat ? Le projet existe, mais il n’y a ni calendrier ni engagement concret. Et c’est là que le contraste frappe, parce que le genre se porte bien. La source cite notamment la percée de Backrooms, signé Kane Parsons, et le cas Obsession de Curry Barker, présenté comme un vrai signal dans l’état actuel du marché.
Pourquoi Hereditary reste le sommet de son cinéma
On pouvait imaginer que Ari Aster reviendrait plus facilement à Hereditary. C’est son premier long métrage, sorti en 2018, et sans doute celui qui a le plus imprimé la rétine du public. Le film garde une place à part dans l’horreur grand public récente, avec cette sensation de menace constante, presque étouffante, et des images qui ont marqué durablement les spectateurs.
Le cadre compte aussi. A24 a empilé des titres qui ont pesé dans l’horreur moderne, de Under the Skin à The Witch, en passant par I Saw the TV Glow, décrit ici comme un film excellent mais moins vu qu’il ne le méritait. Pourtant, même dans ce catalogue-là, Hereditary reste le plus traumatisant. Pas mal de fans vous diraient la même chose.
Entre Eddington, Scapegoat et la nouvelle vague horrifique
Depuis, Ari Aster n’est pas resté immobile. Il a enchaîné Midsommar, qui a lui aussi secoué le public, puis Beau is Afraid et Eddington, décrit comme le film le plus clivant, provocateur et irritant de 2025. Son prochain projet s’appelle Scapegoat, avec Scarlett Johansson, même si le film reste encore très mystérieux.
Mais le plus intéressant, c’est peut-être qu’Aster regarde ce qui se passe autour de lui. Pendant cette même séance de questions-réponses, il a salué le travail de Curry Barker et Kane Parsons, en disant, à propos de ce dernier, « C’est un mois très intéressant avec Curry et Kane. Je n’avais pas vu les courts de Kane avant la sortie de Backrooms. Il est vraiment intéressant. Il a 20 ans et ce qu’il fait sur Blender, je pense qu’il suit clairement une vision. Je suis ravi de voir ça. C’est très excitant ».
Ce n’est pas l’annonce d’un tournage. Mais ça raconte quelque chose. Ari Aster sait que l’horreur bouge, que de nouveaux créateurs arrivent, et que son terrain de jeu d’origine redevient très visible. Pour les fans de Hereditary, la vraie question n’est donc plus de savoir si l’idée existe. Elle existe. Le vrai suspense, maintenant, c’est le moment où ce cinéma-là redeviendra une priorité.
