La polémique autour de « Killers Of The Flower Moon » souligne le besoin de réhabiliter une tradition cinématographique perdue
La sortie du film historique et criminel épique de Martin Scorsese, d'une durée de trois heures et demie, suscite des appels pour la résurgence d'une des plus anciennes pratiques du cinéma. Quelle pourrait être cette pratique oubliée ?
Tl;dr
- Le film « Killers of The Flower Moon » relance le débat sur l’entracte.
- Le film de 3,5 heures suscite des appels pour une pause.
- La pratique des entractes a disparu avec l’efficacité croissante des projections.
- Des réalisateurs commencent à réintégrer les entractes dans leurs films.
Le retour de l’entracte : une nécessité pour les films à long métrage ?
Le récent film de Martin Scorsese, Killers of The Flower Moon, a ravivé un débat cinématographique qui semblait appartenir au passé : le retour de l’entracte. En effet, avec sa durée impressionnante de trois heures et demie, certains spectateurs réclament une pause au milieu de la projection.
Les longs métrages, une tendance grandissante
Scorsese n’est pas le seul réalisateur à opter pour de longs métrages. De nombreux films récents, comme Avengers: Endgame ou Oppenheimer, ont également dépassé la barre des trois heures. Cette tendance, qui s’inscrit dans la tradition des épopées cinématographiques, pose néanmoins un problème : le confort du spectateur. En effet, contrairement à l’époque des grands films épiques, le public n’a plus aujourd’hui le luxe de pouvoir faire une pause en milieu de projection.
L’intermission : une tradition oubliée
Autrefois, l’intermission était une pratique courante dans les salles de cinéma. Elle permettait aux projectionnistes de changer les bobines de film et offrait au public un moment de détente. Les cinémas pouvaient ainsi se présenter comme une expérience plus luxueuse que la télévision. Ce n’est qu’avec l’explosion des multiplexes dans les années 1990 que l’intermission a commencé à disparaître, devenant un obstacle à l’efficacité des projections.
Le retour de l’intermission : une réponse aux besoins du public
Face à la montée du streaming, l’industrie cinématographique cherche de nouveau à se démarquer en proposant des projections événementielles. La longueur croissante des films, associée à l’absence d’intermission, peut cependant être un frein pour le public. Des films comme Avatar 2 ou Avengers: Endgame sont de véritables épopées cinématographiques qui demandent une immersion totale et une durée conséquente, mais l’absence d’intermission peut rendre leur visionnage inconfortable.
L’avis de la rédaction
L’industrie du cinéma doit s’adapter à l’évolution des habitudes des spectateurs. Le retour de l’intermission apparaît comme une réponse adaptée à l’allongement des durées de film. C’est une occasion de renouer avec une tradition oubliée tout en répondant aux besoins actuels du public. En fin de compte, le cinéma doit être une expérience agréable pour tous.
