Marvel Fitness : le YouTubeur accusé d’avoir incité ses fans à harceler ses critiques
Le vidéaste aurait encourager sa communauté à prendre sa défense, ce qui a prit la forme le plus souvent de dénigrements et de harcèlement en ligne. Huit personnes ont portés plainte.
Il y a quelques mois encore, le YouTubeur français Marvel Fitness publiait une vidéo dans laquelle il semble s’étonner qu’une plainte contre lui ait abouti. Il explique à ses fidèles spectateurs que son ordinateur et son téléphone portable ont été mis sous scellé, et raconte dans : « J’ai l’impression parfois d’être un terroriste. Des fois je me suis dit : « Je ne suis qu’un youtubeur, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? […] On voulait même m’interdir de faire des vidéos, on voulait même m’interdire Internet. » Ceux-ci soutiennent en bloc le sportif et donnent leur version des faits dans les commentaires, tout en participant à une cagnotte participative sur la plateforme Leetchi qu’organise le vidéaste afin qu’il puisse s’offrir les services d’un avocat.
Huit personnes accusent le YouTubeur de harcèlement
Si le YouTubeur fait face à la justice, c’est parce qu’il est accusé d’avoir pousser ses fans (plus de 146 000 abonnés) à faire taire ses critiques, mais aussi l’avocate de ceux-ci, qui s’est en conséquence porté partie civile dans l’affaire. Habannou S. de son vrai nom est accusé par neuf personnes de harcèlement, dont l’avocate, de s’être rendu coupable de « harcèlement en meute » — une affaire jugée aujourd’hui au tribunal correctionnel de Versailles. Selon Le Parisien, ce sont « des dizaines de vidéos YouTube, des milliers de stories publiques, des centaines de tweets postés par des internautes » qui seront présentés comme preuves.
« On veut simplement que cela cesse »
Le journal écrit que les plaignants se sont fait « traités par des internautes de « raton laveur », de « feuj », de « faces de rats » et « gros culs » dans des messages parfois relayés sur Twitter par Habannou S. » L’avocate, Me Laure-Alice Bouvier, a quant à elle vu les notes de son cabinet baisser drastiquement sur Google, des fidèles du YouTubeur se prêtant à un jeu malsain : calomnier l’avocate. Si elle ne voulait pas porter plainte, elle s’est constituée partie civile dans le dossier, mais ne réclame qu’un euro de dommages et intérêts pour elle-même et ses clients, avec un message clair : « On veut simplement que cela cesse« .
