The Walking Dead : le showrunner Scott Gimple se confie sur l’écriture d’un épisode particulièrement difficile
Tous les épisodes ne se valent pas, certains sont même singulièrement complexe à écrire, réaliser et vivre.
La série télévisée The Walking Dead est adaptée des comics de Robert Kirkman, mais ne s’est pas arrêté là. La série a en effet donné naissance à deux séries dérivées, Fear the Walking Dead, lancée en 2015, et The Walking Dead: World Beyond, lancée le 2 octobre 2020 et adaptée elle aussi des comics de Robert Kirkman. Connaissant un suivi qui ne s’est jamais démenti depuis son lancement en 2010, la série originelle diffusée sur AMC a dépassé des records d’audience tels qu’elle est devenue la série la plus suivie du câble dès sa troisième saison.
« C’était traumatisant pour moi »
Ce succès jamais démenti est du à la qualité de l’adaptation du comics par son auteur, Robert Kirkman lui-même et Scott Gimple, mais aussi au travail du showrunner Scott Gimple, qui remplace Glenn Mazzara à ce rôle depuis 2013. The Walking Dead sait surprendre ses spectateurs, sacrifier des personnages, négocier des changements de rythme et d’environnement et introduire de nouveaux acteurs qui deviennent rapidement des personnages clés (Danai Gurira, Jeffrey Dean Morgan).
Malgré tout, « tuer » certains personnages, au sens littéral comme figuré, peut être difficile pour le showrunner. Dans une interview pour Looper, lorsqu’on lui demande lequel a été le plus dur à réaliser, il raconte : « Oh mon dieu. Celui de Glenn. Je dirais à Glenn — Abraham — je ne laisserai pas Abraham de côté. Cet épisode a été vraiment douloureux à écrire, et je pense que je le vivais du point de vue de Rick, Maggie et Sasha, et aussi de Rosita — en le ressentant de leur côté. Sur un script comme celui-là, tout est arrêté dans la vie et vous travaillez juste là-dessus. Et vous entrez là dedans, et c’était, du point de vue de l’écriture, très difficile de suivre cette voie. Et de vivre à l’intérieur de cet épisode et ensuite de tourner cet épisode et de le ressentir. C’était traumatisant pour moi surtout, je suis proche de Steven Yeun et Michael Cudlitz. Même pour bien écrire cet épisode, je pense qu’il fallait le ressentir, et c’était assez traumatisant. Tous les morts ont été très durs, extrêmement durs. Mais celui-là, j’ai en quelque sorte survécu pour l’écrire.«
