Audrey Pulvar : la gorge nouée, elle apporte son témoignage aux victimes d’inceste
L'adjointe à la maire de Paris est revenue sur les accusations de pédocriminalité qu'ont porté ses cousines contre son père, Marc Pulvar.
Journaliste avec 20 ans d’expérience ayant écumé les plateaux de France Télévisions, Canal+ et D8, Audrey Pulvar a aussi été directrice éditoriale des Inrocks. Reconvertie dans la politique depuis 2020, elle a cependant été très proche des hautes sphères lorsqu’elle était la compagne d’Arnaud Montebourg lorsque celui-ci était ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique sous François Hollande.
Les incestes sont des « violences extrêmement répandues »
Candidate à la présidence de la Région Ile-de-France, c’est aujourd’hui tout sauf le politique qui l’a amené sur l’antenne de France Inter. Lors du 7/9 animé par Nicolas Demorand et Léa Salamé, elle est revenue sur les accusations d’agressions sexuelles portées contre son père Marc Pulvar, mort en 2008, par ses cousines. La voix cassée, celle qui a cru il y a vingt ans déjà ses cousines demande à prendre en compte la réalité de l’inceste en France :
Les faits se sont produits il y a 45 ans. Mes cousines ont parlé il y a 20 ans, quand les faits se sont produits j’avais 5 ans, mes cousines avaient à peu près le même âge.
« J’entend beaucoup le mot « parole libérée », « libération de la parole ». Sachez que ça ne libère pas beaucoup de monde. On ne repart par joyeux, gai et léger. En revanche, ça dit des choses. Ça dit des choses qui sont massives, qui ne sont pas anecdotiques, qui ne sont pas le fait de telle ou telle famille ou origine, ou de telle ou telle classe sociale. Vous voyez bien que les violences sexuelle en général et les violences à l’égard des enfants et l’inceste en particulier, sont des violences extrêmement répandues.
Pour la journaliste, il ne suffit pas d’écouter la parole des victimes, il faut agir en amont pour prévenir les agressions sexuelles :
Ce qu’il faut faire, ce n’est pas seulement réparer, ou écouter la paroles des victimes, c’est faire en sorte que ça n’arrive plus, qu’on ne viole plus. […] Chacun d’entre nous, à son niveau, doit se poser la question de la façon dont on identifie les signaux, dont on empêche ce genre de crime d’arriver.
Un témoignage bouleversant emprunt d’émotions.
.@AudreyPulvar : "J'entend beaucoup le mot de libération de la parole. Ça libère pas beaucoup, en revanche ça dit les choses. Ce qu'il faut, c'est faire en sorte que ça n'arrive plus, qu'on ne viole plus" #MeTooInceste #le79Inter pic.twitter.com/M7KG44AcWf
— France Inter (@franceinter) February 15, 2021
