Incroyable mais vrai : ces quatre films ont fait perdre de l’argent à Pixar
Malgré une réputation de succès quasi systématique, certains films Pixar n’ont pas atteint la rentabilité espérée. Quatre longs-métrages du célèbre studio d’animation ont même enregistré des pertes financières, en dépit de leur popularité auprès du public.
Tl;dr
- Quatre échecs au box-office chez Pixar.
- Lightyear, pire flop malgré l’héritage Toy Story.
- Succès inégal des suites et des films originaux.
Un géant de l’animation face à ses revers
Rarement une marque n’aura autant incarné le succès à Hollywood que Pixar Animation Studios. Depuis trois décennies, la filiale de Disney s’est forgée une réputation d’excellence avec des œuvres comme Ratatouille, Finding Nemo ou encore Soul. Mais, inévitablement, après tant d’années au sommet, même un studio aussi admiré rencontre des déconvenues. Quatre longs-métrages signés Pixar ont ainsi connu un accueil glacial au box-office. Il est bon de rappeler, alors que l’arrivée d’Elio approche, que la magie Pixar n’opère pas toujours auprès du grand public.
L’échec retentissant de Lightyear
Parmi ces faux-pas, aucun n’égale celui de Lightyear. Présenté comme le spin-off ambitieux de la franchise culte Toy Story, ce film a suscité beaucoup d’attentes. Pourtant, malgré un budget pharaonique estimé à 200 millions de dollars, il n’a récolté que 226 millions dans le monde entier. Pour mettre les choses en perspective : aux États-Unis, il a même rapporté moins que le premier week-end d’exploitation de Toy Story 4. Le positionnement du film – plus adulte et nostalgique – aurait dérouté les familles ; sans compter une concurrence frontale avec des mastodontes du genre comme Les Minions 2 : Il était une fois Gru. Résultat : le retour triomphal de Buzz l’Éclair sur grand écran n’a pas eu lieu.
D’autres déceptions marquantes pour Pixar
Si la mésaventure de Lightyear reste gravée dans les mémoires, d’autres productions ont également déçu. En 2015, après bien des péripéties lors du développement, The Good Dinosaur n’a généré qu’une fraction des recettes attendues : à peine 123 millions aux États-Unis pour un coût gigantesque et une sortie commémorative des vingt ans de Toy Story. Un anniversaire qui s’est transformé en désillusion.
Du côté des suites, le troisième opus des aventures automobiles, Cars 3, illustre les limites du recyclage : malgré l’attrait initial pour la franchise, le public ne répond plus comme en 2010. À l’international également, les chiffres sont restés très inférieurs à ceux enregistrés par les autres suites des années 2010.
Pandémie et essoufflement créatif : les failles émergent
Enfin, difficile de ne pas évoquer le cas singulier d’Onward, stoppé net dans son élan par la pandémie mondiale en mars 2020. Pourtant, même avant cette catastrophe sanitaire, ses débuts timides laissaient présager une réception mitigée. En filigrane apparaît un constat : entre projets risqués et exploitation excessive de licences anciennes, même l’usine à rêves Pixar doit composer avec le doute et la remise en question constante.
Pour ceux qui souhaiteraient se faire leur propre idée sur ces films contestés ou mal-aimés du catalogue Pixar :
- The Good Dinosaur : récit initiatique à travers l’Amérique sauvage.
- Cars 3 : retour sur les pistes pour Flash McQueen.
- Onward : aventure fraternelle aux accents fantastiques.
- Lightyear : revisite complexe du mythe Buzz l’Éclair.
Aujourd’hui encore disponibles en streaming sur Disney+, ces œuvres témoignent du fait qu’à Hollywood – et chez Pixar comme ailleurs – nul n’est jamais totalement à l’abri d’un faux pas.
