Squid Game : les raisons pour lesquelles la série aurait dû s’arrêter après la première saison
La série sud-coréenne Squid Game a captivé des millions de spectateurs dès sa première saison, portée par un suspense haletant et une critique sociale percutante. Beaucoup s’interrogent aujourd’hui sur la pertinence d’une suite.
Tl;dr
- Seasons 2 et 3 déçoivent malgré des records d’audience.
- Répétition de l’intrigue, faiblesse des personnages marquent ces saisons.
- La stratégie de diffusion nuit à la cohérence narrative.
Un succès incontestable, mais des suites décevantes
C’était inévitable : après l’incroyable raz-de-marée provoqué par la première saison de Squid Game, Netflix n’a pas hésité à multiplier les suites et projets dérivés. Pourtant, alors que la troisième saison vient d’établir de nouveaux records d’audience dès sa sortie, le constat s’impose : la magie s’est dissipée. Si les décors soignés et l’ambiance musicale restent impeccables, le cœur du récit semble avoir été perdu en chemin.
Le piège de la répétition narrative
En revisitant les deux dernières saisons, une impression tenace domine : celle d’un recyclage scénaristique. Dès la saison 2, le sentiment d’un manque d’inspiration plane. Les scénaristes semblent avoir hésité sur la direction à prendre, optant finalement pour des schémas déjà éprouvés lors du succès initial. Même les arcs prometteurs — à l’image du « Front Man » impliqué dans les jeux — finissent abandonnés sans réelle évolution, reléguant leurs idées novatrices au simple statut de rebondissement sans lendemain.
L’essoufflement des personnages
Impossible de retrouver ce qui faisait la force émotionnelle de la première salve d’épisodes : des participants attachants et une tension dramatique habilement distillée. Malgré quelques tentatives pour étoffer le passé de nouveaux venus, aucune figure ne s’impose vraiment — hormis Thanos, rapidement éliminé, réduisant encore l’intérêt dramatique. La liste des défauts ne s’arrête pas là :
- Dynamique mère-fils artificielle et peu inspirante.
- Cast principal peu engageant.
- Écriture précipitée sacrifiant l’évolution des protagonistes.
Une stratégie éditoriale contestable
La séparation artificielle entre les saisons 2 et 3 laisse perplexe. Plutôt que d’enrichir l’intrigue globale, ce choix éditorial a surtout frustré les spectateurs avec une fin de saison intermédiaire inachevée — et un engouement en net repli à l’arrivée de la suite. À cela s’ajoute une campagne promotionnelle étonnamment discrète pour une série phare : difficile alors d’ignorer que l’objectif principal semblait être avant tout d’alimenter le flux plutôt que de conclure dignement l’histoire.
Si Squid Game reste un phénomène planétaire dont on retiendra l’impact sur la pop culture, ses dernières saisons peinent à offrir autre chose qu’une succession d’épisodes divertissants mais creux — là où tout avait commencé par un coup d’éclat inattendu.
