L’envers du décor : pourquoi le tournage italien d’Equalizer 3 a rendu l’équipe malade
Le tournage du troisième volet de The Equalizer en Italie a été marqué par des conditions difficiles pour l’équipe technique, qui a dû faire face à des situations si éprouvantes que plusieurs membres ont été victimes de malaises et de vomissements sur le plateau.
Tl;dr
- Le tournage d’« Equalizer 3 » fut physiquement éprouvant.
- L’équipe a gravi 700 marches sans aide animale.
- Les acteurs rendent hommage au travail du staff technique.
Un tournage italien placé sous le signe de l’endurance
Sur le papier, la franchise « The Equalizer » semblait déjà promettre son lot de tensions et d’action. Pourtant, c’est loin des projecteurs que s’est jouée l’une des scènes les plus mémorables… pour les équipes techniques en tout cas. Sur les hauteurs de la côte amalfitaine, à Atrani — qui prend dans le film le nom fictif d’Altamonte —, le réalisateur Antoine Fuqua et sa troupe ont affronté un défi inattendu : hisser tout leur matériel jusqu’à l’église de Santa Maria del Bando, perchée à plus de 700 marches.
L’exploit logistique derrière une séquence-clé
C’est lors d’une interview accordée à Entertainment Weekly en 2023 que Fuqua est revenu sur cette expérience physique hors-norme. « La première question que je me suis posée, c’était : “Comment va-t-on monter tout ce matériel là-haut ?” On m’a répondu qu’on utilisait normalement des ânes. Eh bien, je n’ai pas vu un seul âne pendant tout le séjour ! Juste mon équipe, cigarette au bec, s’échinant à porter caméras et éclairages. Il y a eu pas mal de vomis sur le trajet… », confie-t-il non sans humour. La scène tournée dans cette église millénaire n’aura décidément rien perdu de sa valeur symbolique aux yeux de ceux qui y ont laissé quelques gouttes de sueur.
Denzel Washington et Dakota Fanning : humilité face à l’effort collectif
À l’écran, Denzel Washington, alias McCall, fait preuve d’un stoïcisme presque inhumain face aux épreuves — mais hors champ, l’acteur ne cache pas son admiration pour ses collègues techniciens : « Quand j’ai vu cette croix en haut, je me suis dit : “Comment on va grimper là-haut ? Non, comment VOUS allez grimper là-haut ?” C’est aussi ça l’aventure du film… Un vrai défi physique. » Plus tard, dans le DVD « Postcards from the Amalfi Coast », sa partenaire Dakota Fanning, qui incarne l’agente Collins de la CIA dans une scène-clé avec McCall sous la chaleur italienne, rend, elle aussi, hommage à toute l’équipe :
- Porteurs d’équipements lourds
- Techniciens lumière et caméra
- Réalisateurs et assistants présents sur chaque marche
L’héritage d’« Equalizer » revisité entre passé et authenticité visuelle
Au fil des décennies, Robert McCall, ce justicier tourmenté né dans les années 1980 sur CBS sous les traits d’Edward Woodward, n’a cessé de se réinventer. Si la série avec Queen Latifah a proposé une lecture féminine et contemporaine du mythe, c’est bien Denzel Washington, sous la houlette d’Antoine Fuqua, qui aura donné au héros sa part la plus sombre et violente dans trois films successifs — dont ce dernier opus italien au réalisme frappant. Car ici, ni trucage ni studio : l’épaisseur humaine du film doit beaucoup à ces efforts collectifs bien réels qui transparaissent discrètement à l’écran… Et rappellent qu’au cinéma comme ailleurs, rien ne remplace parfois la force du collectif.
