Une stratégie audacieuse pourrait ressusciter un personnage culte disparu de Star Trek
Un projet audacieux suscite l’enthousiasme des fans de Star Trek : des créateurs envisagent le retour sur les écrans d’un personnage emblématique, disparu dans la série, en explorant des scénarios originaux pour relancer son histoire.
Tl;dr
- Shaw aurait pu revenir comme hologramme dans « Legacy ».
- Le projet de spin-off n’a jamais été validé par Paramount.
- Les fans regrettent l’absence de ce personnage marquant.
Une disparition qui laisse un vide dans la galaxie Star Trek
C’est un secret de polichinelle parmi les amateurs de Star Trek: Picard : le capitaine Liam Shaw, incarné par Todd Stashwick, s’est rapidement imposé comme l’une des créations les plus singulières de la franchise depuis des années. Ancien ingénieur propulsé malgré lui à la tête du Titan-A, une version modernisée du vaisseau autrefois sous les ordres de William Riker, Shaw a brillé par son caractère aussi abrupt qu’authentique. Loin des capitaines héroïques et consensuels, il assumait un style direct, parfois déplaisant, mais toujours justifié — refusant, par exemple, d’accorder à Riker et Jean-Luc Picard l’usage de son vaisseau pour une mission personnelle.
L’hypothèse d’un retour inattendu… avortée
Si la mort précoce de ce personnage grincheux a soulevé une vive émotion au sein de la communauté des fans, le showrunner Terry Matalas n’avait pas dit son dernier mot. Lors d’une convention à Las Vegas, il a révélé que Shaw aurait pu revenir sous forme d’hologramme ingénieur d’urgence à bord du tout nouveau Enterprise-G, désormais commandé par Seven of Nine. Un clin d’œil subtil aux systèmes déjà imaginés dans « Voyager » ou « Prodigy », où le recours à des hologrammes spécialisés pallie l’absence humaine en situation critique.
Ce projet audacieux devait donner naissance à une nouvelle série baptisée Star Trek: Legacy. Les aficionados ne sont pas restés les bras croisés : pétitions, campagnes et théories farfelues sur un retour grâce aux nanites Borg… Pourtant, aucune suite officielle n’a vu le jour ; Paramount est restée sourde à ces appels.
L’ironie d’un destin contrarié
L’idée du « Shaw-logramme » — nom soufflé avec humour par Stashwick lui-même — aurait permis de conserver l’esprit bougon du capitaine tout en jouant sur sa lassitude du commandement. En effet, Shaw n’avait jamais rêvé d’être aux manettes et voyait davantage sa vocation dans la technique que dans la diplomatie. Le voir confiné dans le rôle d’un hologramme récalcitrant, refusant même de reconnaître le changement de nom du vaisseau (« Titan » devenu « Enterprise-G »), aurait offert un contrepoint savoureux au leadership incarné par Seven of Nine.
Voici ce qu’aurait apporté cette dynamique particulière :
- Un antagonisme persistant, mais stimulant entre Shaw et Seven of Nine.
- L’exploration originale du concept d’intelligence artificielle dotée de souvenirs humains.
- Un hommage assumé aux ressorts classiques de Star Trek en matière d’équipage.
L’espoir persiste chez les passionnés
Alors que Terry Matalas évoque désormais d’autres horizons créatifs, il confie avec philosophie : « Il y a encore beaucoup de Star Trek à venir… Même si nous sommes sur la touche, nous continuons à soutenir la franchise. » La disparition définitive de Shaw laisse ainsi une trace amère — et rappelle que certains destins mériteraient décidément une seconde chance dans l’univers infini de Starfleet.
