Riz Ahmed (Rogue One) partage son ressenti sur son absence dans la série Andor

Image d'illustration. Rogue OneLucasfilm / Disney / PR-ADN
Riz Ahmed, l’acteur qui incarnait Bodhi Rook dans Rogue One, s’est exprimé sur son absence dans la série Andor, alors que plusieurs personnages du film y font leur retour. Il partage son ressenti sur ce choix narratif.
Tl;dr
- Riz Ahmed absent d’Andor pour cohérence scénaristique.
- L’intrigue d’Andor privilégie profondeur et originalité.
- Cameos Star Wars limités pour servir l’histoire avant tout.
Une série qui s’écarte des recettes classiques de Star Wars
Dans le vaste univers de Star Wars, la série Andor a choisi une approche singulière. Là où tant de productions Disney+ multiplient les clins d’œil aux personnages cultes, Tony Gilroy, showrunner, a préféré la cohérence narrative à la nostalgie facile. Contrairement à d’autres séries comme « Obi-Wan Kenobi », qui organisent volontiers des retrouvailles spectaculaires entre figures emblématiques, Andor s’autorise à ignorer des apparitions attendues – y compris celle de Bodhi Rook, incarné par le talentueux Riz Ahmed.
L’absence assumée de Bodhi Rook dans Andor
Lors d’une récente interview avec le Hollywood Reporter, alors qu’il faisait la promotion de son film « Relay », Riz Ahmed est revenu sur cette absence remarquée. Avec humour, il imagine un spin-off centré sur son personnage… avant de reconnaître la justesse du choix opéré : « [Tony Gilroy] a une façon tellement complexe de tisser ses intrigues… il pensait que ramener mon personnage aurait perturbé l’équilibre du récit et la chronologie. Mais en tant que fan, je trouve ‘Andor’ quasi parfait et je n’y changerais rien. »
Diversité des points de vue et construction minutieuse du récit
Sous la direction de Tony Gilroy, la série explore les dilemmes moraux au cœur d’un régime autoritaire. Les choix auxquels sont confrontés les protagonistes résonnent bien au-delà du simple univers galactique : se soumettre ou résister, voilà la véritable question. Côté casting, exit les caméos gratuits ; place à des personnages forts comme le stratège Luthen Rael (Stellan Skarsgård) ou la sénatrice Mon Mothma (Genevieve O’Reilly). Même du côté impérial, Dedra Meero (Denise Gough) et Syril Karn (Kyle Soller) illustrent les mécanismes internes du pouvoir oppressif.
L’intrigue prime sur le fan-service
La construction d’Andor, qui s’affranchit volontairement des facilités offertes par l’univers Star Wars, marque une rupture nette avec ses prédécesseurs. Hormis quelques exceptions utiles au scénario – tels K-2SO ou Orson Krennic dans la saison 2 – chaque retour sert une trame où l’évolution vers la rébellion prime. Le parcours parallèle entre Cassian et Bodhi souligne ce parti pris : Bodhi choisit sa voie durant « Rogue One », rendant inutile sa présence dans la préquelle.
Pour celles et ceux qui voudraient (re)découvrir cette approche audacieuse : les deux saisons d’Andor restent accessibles sur Disney+.
