Avant le DCU, Jason Momoa croisait déjà deux futurs héros

Sweet Girl
Sweet Girl — ASAP Entertainment / PR-ADN

Bien avant le nouveau DCU, Jason Momoa partageait l’affiche de Sweet Girl avec Isabela Merced et Adria Arjona. Un drôle de rendez-vous à reconsidérer.

En bref

  • Jason Momoa, Isabela Merced et Adria Arjona réunis en 2021
  • Sweet Girl mélange vengeance intime et complot pharmaceutique
  • Le film reste mal noté, mais intrigue aujourd’hui

C’est le genre de croisement qu’on remarque surtout après coup. Bien avant que le nouveau DCU ne redistribue les cartes, Jason Momoa jouait déjà avec deux futures recrues de l’univers de James Gunn dans Sweet Girl, thriller d’action sorti en 2021.

Un petit carrefour DC que personne n’avait vraiment vu venir

À l’époque, Momoa était encore associé à Aquaman et au DC Extended Universe. Dans Sweet Girl, il partageait l’écran avec Isabela Merced, aujourd’hui vue en Hawkgirl dans Superman, et avec Adria Arjona, attendue dans la suite intitulée Man of Tomorrow.

Le détail compte, parce qu’il rebat un peu la lecture du film. Ce qui ressemblait à un simple thriller Netflix devient, avec le recul, une sorte de préquel involontaire à des retrouvailles plus larges chez DC. Et si Momoa doit revenir durablement en Lobo, ce lien-là n’a rien d’anecdotique.

Une vengeance contre Big Pharma, puis une conspiration plus large

Le film suit Ray Cooper, survivant débrouillard et pratiquant d’arts martiaux, installé à Pittsburgh avec sa femme Amanda et leur fille adolescente Rachel. Quand Amanda apprend qu’elle a un cancer, tout bascule.

Le coup de massue vient ensuite. Son unique espoir, un médicament jugé vital produit par BioPrime, est retiré du marché par le PDG Simon Keeley. Après la mort d’Amanda, Ray et Rachel partent alors dans une vengeance qui finit par ouvrir sur une conspiration bien plus vaste que prévu.

Sur le papier, on voit très bien l’idée. Un père, une fille, une colère dirigée contre l’industrie pharmaceutique. Le film ajoute à ça des scènes d’action solides et un habillage plus terre à terre, presque drame indépendant par moments, avec beaucoup de caméra portée dans les séquences émotionnelles.

Un film mal reçu, malgré une vraie curiosité aujourd’hui

Là où ça se complique, c’est du côté de l’exécution. Sweet Girl est réalisé par Brian Andrew Mendoza, partenaire créatif de longue date de Momoa et cofondateur avec lui de On The Roam. Les deux avaient déjà collaboré, notamment autour de Canvas of My Life et plus tard sur Chief of War pour Apple TV. Mais leur premier long métrage ensemble n’a pas convaincu.

Le film affiche seulement 24% sur Rotten Tomatoes, sur 59 critiques. Plusieurs reproches reviennent, le scénario jugé trop brouillon, des ficelles très usées, et un retournement qui ne produit pas l’effet espéré. Nick Schager, pour Variety, y voyait tout de même un goût de série B musclée que Hollywood n’ose plus assez. Roxana Hadadi, au Los Angeles Times, estimait de son côté que Momoa savait vendre la douleur comme l’impact physique, sans pouvoir sauver un script confus.

Bref, Sweet Girl n’est pas devenu un classique. Mais il reste disponible sur Netflix, et il a gagné quelque chose avec le temps, une autre valeur de lecture. Pas comme grand film d’action, plutôt comme capsule d’un moment où trois trajectoires DC se croisaient déjà, sans qu’on le mesure encore.

Morgan Fromentin

Éditeur·rice

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