Avec Doomsday et Secret Wars, les frères Russo visent un exploit rarissime chez les réalisateurs

Image d'illustration. Marvel Avengers DoomsdayMarvel / PR-ADN
Les prochains volets de la saga Avengers, "Doomsday" et "Secret Wars", offrent aux frères Russo l'opportunité rare de rejoindre le cercle très fermé des réalisateurs ayant dirigé trois films dépassant chacun le milliard de dollars au box-office mondial.
Tl;dr
- Les frères Russo visent le club des 10 milliards.
- Succès au box-office dépendra du bouche-à-oreille.
- « Doomsday » et « Secret Wars » : gros enjeux Marvel.
Un enjeu colossal pour les frères Russo
Au sein de l’univers cinématographique Marvel, les chiffres s’envolent depuis bientôt vingt ans. Pourtant, il n’y a qu’un duo derrière la caméra qui tutoie les sommets du box-office mondial : Joe et Anthony Russo. Si leurs films cumulent déjà 6,76 milliards de dollars de recettes selon The Numbers, la barre symbolique des 10 milliards n’a été franchie que par deux géants : Steven Spielberg (10,72 milliards) et James Cameron (10,15 milliards). Or, avec leur retour à la réalisation de « Avengers: Doomsday » en décembre, suivi de « Secret Wars », l’ambition est claire : intégrer ce cercle très fermé.
L’historique Marvel : promesse ou mirage ?
La saga Avengers a toujours pesé lourd dans la balance. Les quatre premiers opus ont tous franchi le cap du milliard de dollars, même le moins performant, « Age of Ultron », a atteint 1,4 milliard. Forts de cet historique, difficile d’imaginer que « Doomsday » ou « Secret Wars » ne réalisent pas, eux aussi, des scores vertigineux. D’autant plus que Disney orchestre une campagne marketing d’ampleur inédite : déjà quatre teasers pour « Doomsday » et un positionnement stratégique durant les fêtes. Mais faut-il vraiment croire que l’histoire se répètera ?
Bouche-à-oreille et incertitudes sur le box-office
Si l’on observe les récents succès du MCU pendant la Multiverse Saga – « Deadpool & Wolverine » (1,33 milliard), « Spider-Man: No Way Home » (1,92 milliard) –, on note que ces triomphes reposaient fortement sur la nostalgie et l’attachement aux personnages. C’est exactement le pari de « Doomsday ». Toutefois, rien n’est acquis : ces suites événementielles attirent les fans lors du premier week-end, mais peinent parfois à durer sans retours enthousiastes.
Pour franchir la ligne mythique du milliard (voire 1,6 milliard chacun pour atteindre l’objectif), il faut que le public ait envie d’y retourner semaine après semaine. Sinon ? Le phénomène vécu par « Avatar : De feu et de cendres » pourrait bien se reproduire : malgré cinq semaines en tête du box-office américain grâce à l’absence de concurrence majeure, le film a plafonné à 1,44 milliard – une performance en retrait due surtout à un engouement moindre.
Dépendance au succès critique… et au public
Le scénario rêvé serait une avalanche de critiques positives entraînant un bouche-à-oreille puissant. À défaut, un accueil tiède condamnerait rapidement « Doomsday » à un essoufflement précoce — avec des conséquences directes sur « Secret Wars », les deux films étant intimement liés dans leur stratégie narrative et commerciale.
Reste donc à voir si cette nouvelle génération d’Avengers saura réveiller la ferveur d’antan. Si tel est le cas, nul doute que les frères Russo pourraient alors écrire une page inédite dans l’histoire du cinéma mondial.
