Carla Bruni : elle revient sur ses propos polémiques sur le coronavirus et le féminisme
L'ancienne mannequin a tenu à rendre hommage aux figures tutélaires du féminisme contemporain, et se dit gré de bénéficier des acquis qu'elle ont permis d'arracher.
Il y a quelques jours, Carla Bruni se confiait sur le plateau du Quotidien — une semaine à peine après le passage marqué d’un dérapage raciste de son époux — pour exprimer les difficultés qu’elle a traversé en tant que Première Dame. Elle expliquait notamment : « J’avais peur tout le temps. J’avais peur tout le temps pour mon mari, j’avais peur pour moi, de faire quelque chose qu’il ne fallait pas, j’avais peur que quelqu’un raconte ou invente quelque chose. » Si cette confession est valable pour la période comprise entre 2008 et 2012, fin du mandat de Nicolas Sarkozy, son inquiétude de faire quelque chose de mal a gardé elle toute son actualité.
« Je viens d’elles »
En effet, elle apparaissait sur le tapis rouge de la Fashion Week en mars dernier et s’amusait à tousser autour d’elle, peu de temps après avoir dit : « On se fait la bise […] On n’a peur de rien, on n’est pas féministe, on craint pas le coronavirus« . Immédiatement, Carla Bruni a eu droit à une « leçon de féminisme » sur le réseau social à l’oiseau bleu.
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Elle revient aujourd’hui sur ses paroles et explique à l’Obs : « Le Covid circulait déjà, mais on ne le savait pas« . Elle s’excuse d’avoir eu un mauvais trait d’humour : « C’était de l’humour, de l’humour de merde peut-être ». Puis elle revient plus longuement sur ses déclarations sur le féminisme : « Quant à ma sortie sur le féminisme, il est évident que je suis l’indépendance faite femme, issue d’une génération qui a bénéficié du grand féminisme porté par Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Élisabeth Badinter ou Sylviane Agacinski, que j’aime beaucoup. » Elle reconnaît enfin la dette qu’elle doit à ces grandes figures : »Elles nous ont appris à vivre comme bon nous semble. Je viens d’elles« .
