Ces 5 films prouvent que la science-fiction parle à tout le monde

Keanu Reeves Matrix
Image d'illustration. Keanu Reeves Matrix — Village Roadshow Pictures / PR-ADN

Action, satire, dystopie, aventure spatiale: cinq films montrent que la science-fiction n’est pas un bloc, et peuvent faire changer d’avis les réticents.

En bref

  • La science-fiction ne se limite pas à un style
  • Cinq films très différents peuvent convertir les sceptiques
  • Leur point commun, l’accessibilité sans sacrifier les idées

On rate souvent l’essentiel avec la science-fiction. On l’imagine froide, compliquée, réservée aux fans de vaisseaux, alors que le genre couvre des terrains très différents, du space opera à la dystopie en passant par l’action pure. C’est précisément pour ça que certains films peuvent faire basculer même les plus réticents.

Le vrai problème, c’est l’image qu’on se fait du genre

Entre Star Wars, Retour vers le futur et Mad Max: Fury Road, il y a déjà trois manières presque opposées de faire de la sci-fi. Bon, dit comme ça, on comprend mieux pourquoi le rejet du genre tient souvent à un malentendu. Vous n’aimez peut-être pas une branche, pas l’ensemble.

Quand l’action sert de porte d’entrée

Sorti en 1999, The Matrix a fait plus que marquer son époque. Le film des Wachowski mélangeait les codes du film d’action avec un monde virtuel qui cachait une réalité post-apocalyptique, et il a installé un langage visuel que pas mal de productions ont tenté de recopier ensuite. Au centre, il y a aussi Keanu Reeves, impeccable en Neo, au moment où il devenait peu à peu une vraie icône pop. Et puis il y a le Bullet Time, cet effet que tout le monde a imité sans vraiment retrouver la même précision.

Avec Terminator 2: Judgment Day, le point d’entrée est un peu différent. Le premier film tenait presque du slasher futuriste, avec un tueur venu du futur pour éliminer une femme avant la naissance du chef de la résistance. La suite, elle, bascule franchement dans le blockbuster d’action, comme Aliens l’avait fait après Alien. Arnold Schwarzenegger passe du côté du héros, Robert Patrick pousse les CGI des années 1990, et le film garde encore aujourd’hui une sacrée tenue.

La science-fiction peut aussi être drôle

Tout ne repose pas sur les fusillades. Galaxy Quest le rappelle très bien. Des fans de Star Trek, réunis en convention, l’ont même classé parmi les meilleurs films liés à cet univers, alors qu’il n’en fait pas partie. C’est une satire, oui, mais une satire qui aime profondément ce qu’elle regarde.

Son autre force, c’est son casting, de Sigourney Weaver à Alan Rickman, en passant par Tim Allen, Tony Shalhoub et Sam Rockwell. Le film se moque des coins les plus absurdes du genre, jamais de ses fans.

Et parfois, elle touche surtout par son regard sur le monde

S’il faut une porte d’entrée plus dramatique, Children of Men reste un choix redoutable. Réalisé par Alfonso Cuarón, qui signera ensuite les Oscars de Gravity et Roma, le film imagine un futur où aucune naissance n’a eu lieu depuis 18 ans. Lorsqu’une femme enceinte apparaît, un homme doit la mettre à l’abri pendant que plusieurs factions cherchent à s’en emparer.

L’idée est de la pure dystopie, mais ce qui frappe, c’est la peinture d’une société violente, fragmentée, persuadée de vivre la fin du monde. Une excellente porte d’entrée vers la science-fiction post-apocalyptique.

Le carton Marvel qui rappelle que l’espace reste une aventure populaire

Et puis il y a Guardians of the Galaxy. On le range souvent du côté super-héros, alors qu’il relève largement de la sci-fi spatiale. Un seul humain dans l’équipe, des aliens, une menace nommée Ronan the Accuser, et une dynamique d’équipage qui parle immédiatement aux non-initiés.

Chez Marvel, c’était un pari. Pari gagné, avec deux suites, un spécial des fêtes sur Disney+ et une envie encore bien présente de revoir les Guardians au cinéma. Clairement, si ces cinq films racontent quelque chose, c’est ça: la science-fiction n’a jamais été un club fermé. C’est plutôt un miroir, avec des formes très différentes, et c’est sans doute pour ça qu’elle accroche autant sur la durée.

Morgan Fromentin

Éditeur·rice

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