Des momies Disney aux trolls de Jim Varney, cinq films et specials des années 90 rappellent un Halloween plus étrange, léger et franchement attachant.
En bref
- Cinq titres 90s à revoir pour Halloween
- Disney misait sur l’étrange, pas le cynisme
- Une nostalgie qui dit quelque chose
L’Halloween pop des années 90 n’avait pas besoin d’en faire trop. Un téléviseur, des bonbons, un monstre un peu bancal, et ça suffisait. C’est justement ce qui rend ces cinq films et specials encore attachants en 2026, alors que le divertissement familial regarde souvent du côté du plus sombre, du plus réaliste, du héros tourmenté.
Quand Halloween savait encore rester bizarre
Ce qui ressort de cette sélection, c’est une idée simple, et presque perdue en route, le bizarre pouvait être familial sans devenir fade. Ces œuvres venaient d’un moment où l’on acceptait des intrigues prévisibles, oui, mais avec des personnages assez forts pour porter la soirée. Un peu de peur, beaucoup d’imagination, et jamais cette obsession de se prendre au sérieux.
Vous le sentez tout de suite. On est loin des franchises interminables ou des univers ultra calibrés. À la place, des aventures qui préfèrent le plaisir de saison à la démonstration. Et ça change tout.
Disney transformait ses monstres en compagnons
Chez Disney Channel, trois films résument très bien cette approche. Under Wraps, sorti en 1997, suit trois enfants qui réveillent une momie nommée Harold et doivent la ramener chez elle avant minuit. Le concept est mince sur le papier. À l’écran, il tient parce qu’Harold devient presque un grand-père perdu dans un film d’aventure urbaine. Et ce n’est pas un détail, c’est aussi le premier téléfilm estampillé DCOM.
Un an plus tard, Halloweentown élargit le terrain de jeu. Marnie Piper découvre qu’elle est une sorcière et part, avec sa grand-mère Aggie, dans une ville remplie de fantômes, gobelins et sorcières, malgré l’opposition de sa mère. Les effets spéciaux ont vieilli, clairement, mais ils participent au charme. On a envie d’entrer dans cette ville.
Et puis il y a Don’t Look Under the Bed, en 1999, sans doute le plus rude du lot. Frances, accusée de farces surnaturelles, découvre que le croque-mitaine existe vraiment. Son allié, Larry, est un ami imaginaire. Le film cache une histoire sur le passage à l’âge adulte, mais on va être honnête, beaucoup ont surtout retenu un Boogeyman vraiment flippant pour du Disney Channel.
Deux ovnis qui assument l’étrangeté
Si vous voulez quelque chose de plus singulier, il faut aller vers The Halloween Tree. Ce special animé de 1993, adapté du livre de Ray Bradbury, raconte la tentative d’un groupe d’enfants pour sauver leur ami Pip. Leur guide, Moundshroud, a la voix de Leonard Nimoy, et Bradbury assure lui-même la narration. C’est sombre, parfois franchement inconfortable, et c’est ce qui le rend précieux.
À l’autre extrémité, Ernest Scared Stupid assume la farce jusqu’au bout. En 1991, Ernest, incarné par Jim Varney, libère accidentellement un troll ancien qui transforme les enfants en poupées de bois. Le film est idiot au bon sens du terme, mais pas creux. Ernest n’est ni cool ni cynique, juste déterminé et sincère. Bref, une figure qu’on voit moins aujourd’hui.
Et c’est peut-être pour ça que ces cinq titres comptent encore. Ils rappellent une époque où Halloween pouvait être un terrain de jeu, pas seulement un décor pour histoires plus noires. À moyen terme, on peut y voir autre chose qu’un simple élan nostalgique, une fatigue du tout-grave, et le retour d’une envie de fiction saisonnière plus libre.