Cet épisode de Game of Thrones renferme une double interprétation.
Tl;dr
- Le titre de l’épisode 6 de la saison 1 de Game of Thrones, « A Golden Crown », a plusieurs significations.
- Il fait référence à la mort de Viserys Targaryen à Vaes Dothrak et à la révélation de Ned Stark à King’s Landing.
- Ces deux intrigues mettent en évidence la différence entre le symbole du pouvoir et le véritable pouvoir dans Westeros.
Une couronne dorée aux multiples facettes
Au départ, Game of Thrones s’était imposé pour sa subtilité et son intelligence. Même après plusieurs visionnages, de nouveaux éléments d’intrigue continuent d’apparaître. Les titres des épisodes, souvent négligés lors de la diffusion de la série, prennent tout leur sens lorsqu’on la redécouvre en Blu-ray. Ainsi, le titre de l’épisode 6 de la première saison, « A Golden Crown » (« Une Couronne Dorée »), fait écho à plusieurs intrigues.
Une couronne pour Viserys
Après la moitié de la première saison, l’histoire commence réellement à s’intensifier. L’épisode se termine sur une scène mémorable : Khal Drogo met fin à la vie de Viserys à Vaes Dothrak. Viserys, impatient de reconquérir Westeros pour la maison Targaryen, est finalement tué par Drogo d’une manière unique : sans effusion de sang. Il reçoit une couronne dorée, fondue et versée sur sa tête.
Une révélation pour Ned Stark
Mais le titre de l’épisode fait également référence à une révélation majeure faite par Ned Stark à King’s Landing. Alors qu’il enquête sur la mort de son prédécesseur Jon Arryn, Ned découvre que les enfants de Robert Baratheon et de la reine Cersei ressemblent plus à des Lannisters qu’à des Baratheons. Cette découverte, associée aux derniers mots de Arryn – « la graine est forte » – conduit Ned à conclure que les enfants de Cersei ont été secrètement engendrés par son frère jumeau Jaime, et non par le roi. Ils n’ont donc aucun droit légitime au trône.
Deux histoires, un même pouvoir
Il est ingénieux de souligner les parallèles entre ces deux histoires. Elles illustrent parfaitement la différence entre un symbole de pouvoir, comme une couronne, et le véritable pouvoir, qui à Westeros rime avec force brute. Ainsi, le lignage royal de Viserys ne le protège pas lorsqu’il se révolte à Vaes Dothrak, tandis que Ned réalise que les enfants de Robert ne sont pas de véritables héritiers royaux, malgré les apparences.
Des indices subtils et des parallèles savamment tissés
Game of Thrones excellait dans la création de ces doubles sens subtils, renforçant les parallèles que George R.R. Martin avait déjà tracés dans ses livres. La première saison reflétait particulièrement bien l’arc narratif global de toutes ces intrigues disparates et la possibilité qu’elles se rejoignent dans un grand final à Westeros. C’est toujours un plaisir de revoir la série, car une fois que l’on connaît l’issue de l’histoire, les indices et les surprises continuent de surgir.
