Cinq révélations de Travis Knight sur l’univers des Maîtres de l’univers

Image d'illustration. Masters of the UniverseMetro-Goldwyn-Mayer / PR-ADN
Le réalisateur Travis Knight a récemment levé le voile sur plusieurs aspects inédits de l’univers des Maîtres de l’Univers. À travers ses révélations, il offre un éclairage nouveau sur les personnages, l’intrigue et la vision du projet à venir.
Tl;dr
- Le film se déroule surtout sur Eternia, peu sur Terre.
- Travis Knight vise une masculinité renouvelée avec empathie.
- L’esthétique et les effets sont inspirés par « Bumblebee ».
Un retour épique sur Eternia
Près de quarante ans après la prestation culte de Dolph Lundgren dans « Les Maîtres de l’univers », la saga s’apprête à renouer avec le grand écran grâce à Amazon MGM. Mais cette fois, l’ambition est de taille : offrir aux spectateurs une expérience immersive, fidèle à l’univers d’Eternia, tout en adaptant le mythe aux questionnements contemporains.
Ce choix n’est pas anodin. Les premières images du nouveau film, révélées lors d’un événement exclusif en marge de CinemaCon, dissipent les craintes des fans inquiets : contrairement à certaines adaptations passées, l’intrigue ne s’attardera que très peu sur la Terre. Selon le réalisateur Travis Knight, seul « 15 à 17% du film » se dérouleraient hors d’Eternia. Un clin d’œil à l’héritage terrestre du personnage d’Adam, mais rien qui ne vienne diluer la magie baroque de cet univers unique.
Travis Knight, un fan aux commandes
À la barre du projet, Travis Knight incarne bien plus qu’un simple artisan. Grandissant dans les années 80, il confie avoir été fasciné par la franchise : « Toys, our playthings, are essentially vessels for our ideas… ». Pour lui, He-Man et ses compagnons ne sont pas que des jouets ou des héros animés : ils sont le socle d’un imaginaire fertile et universel.
Son attachement transparaît jusque dans la conception des effets spéciaux. On retrouve ainsi, pour le personnage de Trap Jaw — ce cyborg redoutable campé par Sam C. Wilson — une esthétique inspirée de « Bumblebee », précédent succès de Knight chez les Transformers. Ici, pas question de nanotechnologies abstraites : chaque arme s’affiche avec une matérialité palpable et rugueuse.
L’émotion comme fil rouge générationnel
Conscient que ce nouveau chapitre pourrait servir de porte d’entrée à toute une génération, le réalisateur insiste sur sa volonté de tisser une connexion émotionnelle forte. Il cite volontiers son bouleversement devant « E.T. l’extra-terrestre » enfant et explique vouloir offrir au public une œuvre capable de marquer durablement ceux qui découvriront He-Man aujourd’hui.
Sous la cuirasse : vers une nouvelle masculinité
Enfin, difficile d’évoquer « Les Maîtres de l’univers » sans parler de la virilité iconique du héros principal. Mais loin des clichés monolithiques des années 80, Travis Knight souhaite confronter deux modèles masculins distincts :
- Eternia et ses codes traditionnels fondés sur la force.
- L’Amérique contemporaine valorisant empathie et écoute.
Pour le cinéaste, il s’agit moins d’opposer que de questionner ces héritages culturels et humains afin d’en tirer un message nuancé — sans jamais tomber dans la moralisation facile.
L’arrivée en salles est prévue pour le 5 juin 2026. Un rendez-vous déjà très attendu pour tous ceux qui souhaitent ressentir – ou redécouvrir – le pouvoir de Grayskull.
