Comment Wes Craven a poussé Drew Barrymore à verser des larmes inoubliables dans « Scream »

Image d'illustration. ScreamWoods Entertainment / PR-ADN
Pour obtenir une émotion authentique lors du tournage de Scream, Wes Craven a employé une méthode particulièrement marquante pour faire pleurer Drew Barrymore. Retour sur cette technique qui a marqué l’actrice et contribué à la tension du film culte.
Tl;dr
- Drew Barrymore meurt dès l’ouverture de « Scream ».
- Wes Craven exploite une peur réelle pour la scène.
- Le film relance le slasher avec un ton novateur.
L’audace de tuer la star en ouverture
Pour les amateurs du genre horrifique, les années 1990 avaient besoin d’un souffle nouveau. Wes Craven, déjà figure du slasher avec « A Nightmare on Elm Street », choisit alors une direction inattendue pour « Scream » : éliminer sa star, Drew Barrymore, dès la première scène. Une décision inspirée par le choc provoqué des décennies plus tôt par le meurtre de Janet Leigh dans « Psycho ». L’équipe du film décide de capitaliser sur ce choix risqué en mettant Barrymore au cœur de toute la promotion, persuadée qu’aucun spectateur n’imaginerait sa disparition aussi précoce.
Derrière la terreur à l’écran : un secret de tournage glaçant
Mais comment obtenir une prestation aussi intense ? Il se trouve que Craven a utilisé une méthode radicale. Peu avant le tournage, Barrymore confie au réalisateur son profond traumatisme après avoir lu un article où un chien avait été brûlé vif par son propriétaire. Cet épisode tragique, qui la bouleverse rien qu’à l’évocation, va devenir un outil redoutable : lors des prises, Craven rappelle ce souvenir à l’actrice – selon ses propres mots : « I’m lighting the lighter ». Résultat immédiat : des cris authentiques, une détresse palpable à l’écran. Julie Plec, assistante de Craven, témoigne même avoir été choquée par l’intensité des hurlements lors du tournage.
L’impact durable d’un choix scénaristique osé
Ce coup d’éclat ne s’arrête pas à l’effet de surprise initial. En sacrifiant sa tête d’affiche dès les premières minutes, « Scream » impose immédiatement que tout peut arriver et que chaque personnage est menacé. Le film ouvre ainsi la voie à une distribution renouvelée autour de Neve Campbell, Courtney Cox, ou encore David Arquette. Le succès est retentissant : box-office solide, plusieurs suites et même une série télévisée verront le jour.
Voici ce que cette nouvelle génération d’acteurs apporte au film :
- Neve Campbell, nouvelle héroïne emblématique du genre.
- Courtney Cox, qui casse son image grâce à un rôle cynique.
- Skeet Ulrich, Matthew Lillard, et autres visages marquants qui dynamisent le récit.
Un modèle imité mais jamais égalé
La recette fonctionne si bien qu’elle inspirera de nombreux ersatz moins marquants tels que « I Know What You Did Last Summer » ou encore « Urban Legend », voire des parodies comme « Scary Movie ». Pourtant, aucun n’égalera vraiment ce mélange unique d’humour meta et de véritables frayeurs. Rétrospectivement, l’image saisissante de Drew Barrymore en proie à une angoisse authentique reste gravée comme un sommet du genre slasher moderne.
