Cyberpunk: Edgerunners 2 sur Netflix, plus vaste et plus rude

Cyberpunk Edgerunners 2
Cyberpunk Edgerunners 2 — Netflix / PR-ADN

Netflix lance Cyberpunk: Edgerunners 2, une suite autonome qui élargit l’univers de Night City sans retrouver tout le choc émotionnel initial.

En bref

  • Netflix diffuse Edgerunners 2 dès maintenant
  • La saison raconte une histoire autonome
  • Night City devient le vrai personnage central

Une suite qui ne continue pas vraiment, c’est toujours un pari. Et c’est exactement ce que tente Netflix avec Cyberpunk: Edgerunners 2, désormais disponible en streaming. Après une première saison à la fin très nette, la série repart ailleurs, avec une autre structure, d’autres personnages, et une idée plus large en tête, raconter Night City comme une machine qui broie tout le monde.

Une saison 2 qui repart de travers, volontairement

On pouvait s’attendre à un prolongement direct. Ce n’est pas le cas. La nouvelle saison prend la forme d’un récit autonome, centré sur l’univers plutôt que sur les survivants d’hier, ce qui a du sens vu le carnage laissé par la première salve.

Le cœur du projet, ici, reste la même dystopie. Une ville violente, gouvernée par des systèmes cassés, où l’ascension sociale passe souvent par la casse physique. Pas de quoi adoucir le tableau.

Deux récits, un même piège

D’un côté, il y a Roman Carax, un documentariste en devenir qui tombe sur une puce dangereuse abritant une entité numérique vivante. Mauvaise pioche, forcément, puisqu’il se retrouve lié à un homme obsédé par la vengeance après le massacre de son clan.

De l’autre, Weak Kingsley, ancien edgerunner cassé par une crise de cyberpsychose presque fatale. Lui essaie de protéger la fille de son ancien amour, alors qu’elle se retrouve happée par un gang de rue. Deux trajectoires, un même horizon, la survie dans un monde où chaque choix semble déjà piégé.

Plus ambitieux, parfois moins intime

Là où la saison 1 racontait quelque chose de plus simple et de plus intime, presque un récit de formation empoisonné, cette fois Studio Trigger et Netflix élargissent franchement le terrain. Les intrigues se croisent peu à peu, et la série se connecte davantage à la première saison comme à Cyberpunk 2077.

La puce au centre de l’histoire, notamment, joue un rôle important dans le jeu. Ce choix donne de l’ampleur à l’ensemble. Mais il retire aussi un peu de la charge émotionnelle qui faisait très mal dans la première saison. Bon, l’échange n’est pas absurde, il dit juste autre chose.

Pourquoi la série reste l’une des vraies œuvres cyberpunk du moment

Le mot cyberpunk sert souvent d’étiquette visuelle, néons, crasse, voitures volantes. Ici, il retrouve du fond. La série parle bien de technologie qui dévore, de corporations devenues plus puissantes que des États, de guerres d’intérêts, de vies jetables, et de corps qu’on transforme jusqu’au point de rupture pour continuer à avancer.

Et puis il y a la forme. Chez Studio Trigger, l’horreur a une beauté presque indécente. Les explosions de corps, la violence, les couleurs, tout est pensé comme un choc visuel. Clairement, peu de séries arrivent à être aussi spectaculaires tout en restant aussi sinistres. Ce n’est pas juste une bonne adaptation de jeu vidéo. C’est aussi un rappel, assez brutal, de ce que le genre peut encore raconter aujourd’hui.

Morgan Fromentin

Éditeur·rice

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Cyberpunk Edgerunners Netflix Séries TV

Lisez incroyable.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources