Dans l’épisode 4 de Pluribus, une figure emblématique d’Albuquerque fait une apparition surprise

Image d'illustration. PluribusSony Pictures Television / PR-ADN
Le quatrième épisode de la série Pluribus surprend les spectateurs en intégrant l’apparition inattendue d’une personnalité emblématique d’Albuquerque, ajoutant une touche locale singulière à cette nouvelle partie de la saga.
Tl;dr
- Le maire d’Albuquerque joue son propre rôle dans « Pluribus ».
- La série n’est pas liée à « Breaking Bad ».
- Albuquerque profite économiquement de ces tournages.
Un clin d’œil inattendu dans « Pluribus »
Dans le dernier épisode de « Pluribus », la surprise est venue d’un visage familier pour les habitants d’Albuquerque. Loin d’être un simple figurant, c’est le véritable maire de la ville, Tim Keller, qui fait une apparition remarquée dans le rôle… du maire. La série, écrite par Vince Gilligan et portée par la révélation de « Better Call Saul », Rhea Seehorn, n’a pourtant aucun lien scénaristique avec l’univers de « Breaking Bad ». Mais, à bien y regarder, elle partage un atout central : son ancrage à Albuquerque.
L’impact durable de « Breaking Bad » sur Albuquerque
À l’origine, ce choix de décor était loin d’être prémédité. Pour mémoire, Gilligan imaginait initialement tourner « Breaking Bad » en Californie, mais des incitations fiscales ont guidé l’équipe vers le Nouveau-Mexique. Ce déplacement s’est rapidement imposé comme un coup de maître pour la ville. Non seulement la production a insufflé des millions à l’économie locale — jusqu’à 70 millions de dollars selon l’ex-maire Richard Berry en 2014 — mais elle a aussi transformé Albuquerque en destination incontournable pour les fans du show.
Les retombées se mesurent aussi à l’échelle du quotidien : certains lieux anonymes, comme la maison de Walter White, se sont vus assaillis par des touristes venus du monde entier. La manne touristique et les emplois créés témoignent encore aujourd’hui de l’héritage laissé par Gilligan.
Pourquoi ce caméo aujourd’hui ?
La présence de Tim Keller dans « Pluribus », crédité en tant que « Mayor Tim », ne doit rien au hasard. L’actuel maire démocrate — dont le mandat est remis en jeu lors d’un scrutin décisif le 9 décembre — saisit là une opportunité médiatique évidente. Mais au-delà du calcul électoral, difficile d’ignorer l’attachement des responsables locaux à ceux qui contribuent au rayonnement d’Albuquerque. En insérant Keller dans une scène où la question même des identités individuelles semble bouleversée par une étrange ruche humaine, Gilligan prolonge sa réflexion sur les communautés.
L’avenir des séries made in ABQ ?
Si « Pluribus » n’a aucune parenté narrative avec « Breaking Bad », le choix de rester fidèle aux équipes et décors locaux souligne tout de même l’importance prise par Albuquerque dans l’industrie audiovisuelle américaine récente. Les nouveaux épisodes sont désormais disponibles chaque vendredi sur Apple TV — signe que le phénomène ABQ a encore quelques belles heures devant lui.
