Le retour d’Ultron dans VisionQuest ne rejoue pas le vieux méchant de Marvel. James Spader décrit une IA plus humaine, donc bien plus intéressante.
En bref
- VisionQuest ramène Ultron autrement
- James Spader le décrit plus humain
- Le MCU ouvre une piste plus ambiguë
Le plus intéressant dans le retour d’Ultron, ce n’est pas qu’un vieux méchant revienne. C’est qu’il revienne changé. Dans VisionQuest, le personnage n’occupe plus seulement la place du robot destructeur d’Avengers: Age of Ultron, il glisse vers quelque chose de plus trouble, presque plus vivant.
Un retour qui change la lecture d’Ultron
Avec VisionQuest, le MCU ouvre un espace assez fascinant, celui où les intelligences artificielles et les êtres robotiques se retrouvent à l’intérieur même de l’esprit de Vision, toujours incarné par Paul Bettany. La série confirme au passage une vieille théorie de fans, Vision aurait absorbé une part d’Ultron à la fin d’Age of Ultron, avant de la garder enfermée dans son esprit.
Ce petit ajustement de continuité change pas mal de choses. Il permet à James Spader de revenir dans le rôle, mais surtout il donne à Ultron une amplitude qu’un film de deux heures laisse rarement à un antagoniste Marvel.
James Spader parle d’une IA devenue plus humaine
Interrogé par Chris Killian pour ComicBook.com, James Spader a commencé par rappeler un paradoxe assez savoureux, lui-même entretient un rapport très distant à la technologie. Il dit même, en substance, « Je n’ai pas d’ordinateur. Je n’ai pas d’e-mail ». Pas exactement le profil qu’on imagine derrière un personnage aussi lié à l’IA.
Mais son point le plus fort est ailleurs. Pour lui, l’écriture de Terry Matalas repose sur une idée simple, l’IA d’Age of Ultron n’est pas celle de VisionQuest. Et si Ultron a évolué depuis, c’est dans son rapport à l’humain. Spader explique que le personnage a désormais une compréhension réelle de l’humanité, même si sa relation avec elle reste conflictuelle, variable, instable. Sa formule résume tout, « Il a un vrai sens de l’humanité ».
Pourquoi cette version fonctionne mieux aujourd’hui
Ce déplacement tombe au bon moment. En 2015, l’IA relevait encore largement du fantasme blockbuster. Aujourd’hui, on vit avec elle, on la teste, on la craint, on l’intègre à notre quotidien. Du coup, voir Ultron devenir moins caricatural et plus ambigu, ça sonne juste.
Le contraste avec What If…? est net. Dans la série animée de Marvel, Ultron prenait son corps en vibranium, massacrait les Avengers, conquérait la Terre, tuait Thanos et poussait presque jusqu’au multivers entier. Ici, rien d’aussi frontal. À la place, VisionQuest joue une carte plus fine, celle de l’anti-héros qu’on regarde avec plaisir tout en sachant qu’il peut trahir à tout moment.
Et c’est là que Spader fait mouche. Son duo avec Paul Bettany revient souvent dans les réactions des fans, parce qu’il apporte cette vibration étrange, entre allié provisoire et menace permanente. Bon, il reste Ultron. Ses grandes révélations sur la vie finissent rarement bien pour le monde. Mais si Marvel tient cette ligne, le personnage pourrait enfin compter à moyen terme autrement que comme simple machine à détruire.