Le co-patron de DC Studios fait partie des noms étudiés par Netflix pour diriger le cinéma. Un départ qui changerait l’équilibre installé avec James Gunn.
En bref
- Netflix cherche un nouveau patron cinéma
- Peter Safran fait partie des pistes
- Le DCU pourrait perdre son équilibre
Quand un studio naissant cherche encore sa forme, perdre un de ses architectes n’a rien d’anodin. C’est précisément ce qui plane aujourd’hui sur DC Studios, pendant que Netflix tente de remettre de l’ordre dans sa stratégie cinéma.
Pourquoi Netflix regarde du côté de Safran
Selon Page Six, le streamer cherche activement la personne qui prendra la tête de son activité film après l’éviction de Dan Lin. Et parmi les noms cités, il y a Peter Safran. Pour Netflix, la logique se tient. Le groupe veut quelqu’un capable de faire tenir ensemble des franchises, des réalisateurs très exposés et une grosse machine de studio. Pas juste un producteur, en gros, mais un profil qui sait éviter les collisions.
Ce point compte d’autant plus que le même rapport explique que Dan Lin aurait notamment payé des frictions avec des cinéastes comme Ben Affleck et Greta Gerwig. Or, pour une plateforme qui veut attirer des noms de ce calibre, la relation avec les talents n’est pas un détail. C’est la base.
Ce que DC perdrait vraiment
On parle souvent de James Gunn comme du visage créatif du nouveau DCU. C’est vrai, mais incomplet. La mécanique repose aussi sur Peter Safran, beaucoup plus discret, et pourtant central. Là où Gunn porte la vision artistique et avance en parallèle sur ses propres projets, comme Man of Tomorrow attendu l’été prochain, Safran gère davantage le versant business et les relations avec les talents.
Résultat ? Si Safran partait chez Netflix, il ne quitterait pas seulement un poste. Il laisserait derrière lui une dynamique de duo qui a servi de ciment au lancement du DCU. Et dans une franchise qui n’a pas encore totalement prouvé sa stabilité, ce serait quand même un vrai sujet.
Un CV solide, mais rien n’est joué
Le nom de Safran n’arrive pas par hasard. Bien avant DC Studios, il avait déjà participé à la construction de la saga The Conjuring, devenue l’une des grosses machines de l’horreur moderne. Chez DC, il avait aussi produit Aquaman ainsi que Shazam!. Bref, il connaît les franchises, les studios, et ce moment délicat où il faut faire tenir une vision commune.
Mais il reste loin d’être seul dans la course. Sont aussi évoqués Noah Sacco d’A24, Emma Watts, ex-20th Century Fox, Jeff Robinov, ancien de Warner Bros., Stacey Snider, passée par Universal et Dreamworks, ainsi que Pamela Abdy et Michael De Luca, récemment écartés de Warner Bros. Motion Picture Group.
Et puis il y a ce que dit l’intéressé lui-même. Récemment, Peter Safran expliquait à THR que James Gunn et lui avaient en tête une histoire plus vaste pour le DCU, lancée il y a quatre ans, et qu’ils n’en étaient qu’au début. Il ajoutait, à propos de la nouvelle ère Skydance, « C’est excitant. James et moi avions cette histoire plus grande que nous voulions raconter quand nous avons commencé il y a quatre ans ». Ce n’est pas une garantie. Mais ça dit une chose, le plan n’a visiblement pas été pensé pour s’arrêter maintenant.