Le nouveau DCU ne manque pas de héros. Ce qui peut vraiment lui donner une identité, ce sont ses grands vilains, et certains noms reviennent avec insistance.
En bref
- Le DCU cherche encore ses grands vilains
- Brainiac semble déjà en route
- Grodd, Ra’s, Savage et la Legion suivent
Le vrai chantier du nouveau DCU, ce n’est peut-être pas les héros. C’est l’opposition. Hors Batman, le cinéma DC a souvent laissé de côté des méchants pourtant massifs dans les comics, alors que James Gunn promet un ensemble bien plus large, qu’il décrit comme « la plus grande histoire jamais racontée ».
Le DCU a surtout besoin de grands adversaires
Ce décalage est frappant. À part le coin de Gotham, pas mal de personnages et de zones de l’univers DC donnent encore l’impression d’un potentiel à peine touché à l’écran. Et dans un monde partagé, les vilains comptent autant que les héros, parfois plus, parce qu’ils donnent la couleur d’un univers.
Brainiac, enfin invité à la table de Superman
Après l’accueil très positif du duo Superman, joué par David Corenswet, et Supergirl, incarnée par Milly Alcock, dans Supergirl en 2026, le film Man of Tomorrow prévu en 2027 semble déjà pointer vers un affrontement plus large. James Gunn a confirmé que le grand adversaire serait Brainiac, joué par Lars Eidinger.
Version cyborg de Vril Dox venu de Colu ou intelligence artificielle kryptonienne survivante, le personnage change selon les époques. Ce qui ne change pas, c’est sa manie sinistre de collectionner des villes miniaturisées après avoir détruit leurs planètes pour accumuler le savoir de l’univers. Et ça, pour un film Superman, c’est quand même un matériau redoutable.
Surtout, son absence au cinéma commence à ressembler à une anomalie. Ni Christopher Reeve, ni Brandon Routh, ni Henry Cavill n’ont affronté une vraie incarnation de Brainiac sur grand écran.
Grodd, le pari risqué mais très cinégénique
Dans Creature Commandos, la vision d’Amanda Waller, jouée par Viola Davis, montre Ilana Rostovic, interprétée par Maria Bakalova, dévaster la Terre. À ses côtés, un gorille conscient en armure dorée et cape rouge. Pour les lecteurs de comics, pas de doute, c’est Grodd.
Télépathe, parlant, brillant et obsédé par l’idée de supplanter l’humanité, il peut être mutant ou issu d’une cité secrète de gorilles en Afrique. Le dessin animé Justice League, avec la voix de Powers Boothe, en avait fait un manipulateur très solide. La série The Flash sur la CW l’a utilisé aussi, mais avec les limites d’un budget télé. Le frein, c’est ailleurs. Flash au cinéma s’est écrasé en 2023, et le DCU n’a peut-être aucune envie de rouvrir ce dossier trop vite.
Ra’s al Ghul ramènerait le vrai héritage de Damian
Si The Brave and the Bold doit présenter le premier Batman du DCU avec Damian Wayne, il sera difficile d’ignorer l’autre moitié de sa famille. Donc Talia. Donc Ra’s al Ghul.
Le futur film d’animation Dynamic Duo, centré sur Dick Grayson et Jason Todd, sera canon, ce qui laisse entendre que ce Batman a déjà eu au moins trois Robin. Ra’s, lui, reste cet éco-terroriste qui veut réduire drastiquement la population mondiale et attirer Batman dans sa Ligue des Assassins, parfois appelée Ligue des Ombres. Batman Begins l’avait ramené via Liam Neeson, mais en retirant sa part la plus étrange, son immortalité nourrie par les Lazarus Pit. Clairement, le DCU peut aller plus loin, avec un acteur arabe cette fois.
Vandal Savage et la Legion of Doom pour la vision d’ensemble
Le précédent univers filmique voulait monter jusqu’à Darkseid, joué par Ray Porter, sans jamais payer cette promesse. James Gunn veut une structure plus souple. Du coup, Vandal Savage colle bien mieux à cette logique.
Né il y a 50 000 ans, transformé après une nuit passée près d’une météorite, il traverse l’histoire humaine en laissant ses traces partout, de Genghis Khan à Blackbeard. Et comme le DCU parle déjà d’un nouvel âge des dieux et des monstres, avec des métahumains présents depuis des siècles, l’idée d’en faire le métahumain originel a du sens. La série animée Young Justice, d’abord avec Miguel Ferrer puis David Kaye, l’avait très bien compris.
Et puis il y a la Legion of Doom. L’idée reste simple et très efficace, réunir les grands ennemis déjà installés dans différents films. Le nom a survécu grâce à Challenge of the Superfriends en 1978, avec son repaire en forme de crâne caché sous un marais, miroir noir du Hall of Justice. La composition varierait forcément, mais Lex Luthor, version Nicholas Hoult, a déjà sa place à cette table. Ce détail-là compte, parce qu’il dit quelque chose du plan de DC pour les années à venir.