Didier Deschamps : ses confidences sur son fils et la « culture de la gagne » qu’il lui a transmis
Dans un long entretien, l'entraîneur des Bleus revient sur sa carrière, l'avenir de l'Euro 2020 et l'éducation "à la dure" pour laquelle il a choisit d'opter avec son fils.
Homme de bien des records, Didier Deschamps c’est 103 sélections en Équipe de France dont 54 en capitaine entre 1989 et 2000. Avec les Bleus, entraîné par Aimée Jacquet, il remporte avec la Coupe du monde 1998 et le Championnat d’Europe 2000. Après 5 ans passés à entraîner l’AS Monaco et une année passée à la Juventus de Milan, il chapeaute l’OM trois ans puis devient en 2012 l’entraîneur de l’Équipe de France. Sous son égide, sur 108 matchs disputés, il en a fait remporté 65%.
« Je suis parfois allé trop loin »
Il doit sa réussite à son éthique de travail, mais également à sa « culture de la gagne » qu’il transmet à ses collègues et à ses joueurs… et même à sa famille. Dans une interview exclusive pour Le Figaro, il évoque sa femme, Claude, et son fils Dylan. Éduqué à sa manière « au grand dam » de sa femme, il avoue avoir été « un peu trop exigeant » avec son fils :
J’ai parfois été un peu trop exigeant avec mon fils Dylan. J’en ai discuté avec lui. Je ne vais pas dire qu’il me remercie, mais il considère que ça lui a apporté un plus. J’ai été un peu dur, mais je suis comme ça, c’était aussi pour son bien. Sur certains gamins, ça peut être contre-productif, mais avec lui, ce n’est pas le cas. Je suis parfois allé trop loin. Au grand dam de ma femme qui me répétait souvent cette phrase : « Laisse-le un peu… » Et non je ne trouve pas qu’il faille « laisser ».
Pour Didier Deschamps, il était inconcevable de ne pas transmettre à son fils la fameuse « culture de la gagne » :
À la limite, je pouvais faire semblant de le laisser gagner. Pas souvent ! Mais maintenant, je le vois, il déteste perdre aux cartes ou dans toute autre chose. Ça forge un caractère, un état d’esprit. Mon fils aime le sport mais n’est pas dans ce domaine, ça lui servira dans son travail.
Des regrets très nuancés donc.
