Doctor Who : Pete McTighe, un candidat naturel à la relève

Image d'illustration. Doctor Who BBC / PR-ADN
Le départ attendu de Russell T. Davies oblige la BBC à décider du futur créatif de Doctor Who.
Tl;dr
- Le rôle de showrunner de Doctor Who est devenu extrêmement exigeant, dans un contexte de baisse d’audience et de fragilisation industrielle.
- Pete McTighe s’impose comme un candidat sérieux grâce à son expérience, sa connaissance de la série et une approche accessible sans excès de nostalgie.
- Face à l’ampleur du défi, la BBC pourrait repenser la gouvernance de la série avec une direction partagée plutôt qu’un showrunner unique.
Un défi quasi insurmontable à la tête de Doctor Who
Depuis sa renaissance en 2005, le poste de showrunner de la série culte Doctor Who s’est imposé comme l’un des plus redoutés de la télévision britannique. Trois noms, et pas un de plus, sont parvenus à s’y frotter : Russell T. Davies, revenu pour un second mandat baptisé « RTD2 », Steven Moffat, et Chris Chibnall. Tous ont reconnu les exigences presque déraisonnables du poste : il faut être à la fois visionnaire, plume acérée, bon manager et stratège médiatique. Pourtant, les échecs récents – l’effritement du partenariat avec Disney+, une audience en berne – forcent aujourd’hui à repenser la formule.
L’évidence Pete McTighe ?
Face à ce contexte compliqué, le nom qui revient avec insistance est celui de Pete McTighe. Scénariste aguerri, déjà aux manettes sur des séries telles que A Discovery of Witches, The Pact, ou encore The Rising, il affiche aussi plusieurs épisodes marquants de Doctor Who. Pour lui, l’attachement ne date pas d’hier : « Doctor Who est la raison pour laquelle je suis devenu scénariste », confiait-il récemment au magazine The Doctor Who Companion. Mais surtout, son récent travail sur le spin-off The War Between the Land and the Sea a fait sensation : une intrigue accessible même aux néophytes, malgré le retour d’ennemis emblématiques (les Sea Devils), et un récit mené sans sombrer dans la nostalgie gratuite.
Certes, tout n’est pas parfait dans sa filmographie : quelques maladresses thématiques – on pense notamment à « Kerblam! » – nuancent son parcours. Mais beaucoup y voient les limites du cadre imposé par ses prédécesseurs plutôt qu’un défaut inhérent à son écriture.
Nouveau modèle de gouvernance ?
La charge paraît telle que certains suggèrent d’en finir avec le modèle du showrunner solitaire. À l’instar de ce que s’apprête à faire Lucasfilm avec la franchise Star Wars – dissocier création et gestion –, il devient tentant d’imaginer un binôme à la tête de Doctor Who. Un tandem où McTighe piloterait la partie créative, épaulé par un administrateur aguerri, pourrait offrir l’agilité dont manque aujourd’hui la série.
L’heure du choix approche pour la BBC
Les spéculations s’intensifient alors que l’avenir du programme se joue en coulisses. L’absence d’annonce claire après le départ attendu de Russell T. Davies, combinée au retour mitigé des dernières saisons, donne tout leur poids aux alternatives évoquées. Une chose est sûre : dans cet univers où chaque décision est scrutée par une communauté passionnée, le choix du prochain showrunner – ou peut-être d’une équipe renouvelée – sera déterminant pour espérer redonner à Doctor Who son éclat d’antan.
