Emilia Clarke n’a toujours pas digéré la fin de Daenerys dans Game of Thrones

Image d'illustration. Emilia Clarke DaenerysHBO / PR-ADN
Des années après le final de Game of Thrones, Emilia Clarke admet sa colère face au sort de Daenerys. Et ça relance un vieux procès.
En bref
- Emilia Clarke a été très en colère en découvrant et en jouant la fin de Daenerys, notamment la scène avec Jon Snow.
- La critique principale des fans est la transformation jugée trop rapide de Daenerys en « tyran », surtout dans la saison 8.
- Les réactions du casting sont partagées, et le fait que la saga de George R. R. Martin ne soit pas terminée rend cette fin encore plus discutée comme version définitive.
Attention, spoilers sur la fin de Game of Thrones. Des années après le naufrage critique du final, Emilia Clarke remet une pièce dans la machine, et pas avec une petite formule promo bien polie. L’actrice a expliqué à Variety qu’elle n’avait toujours pas avalé le sort réservé à Daenerys Targaryen. Franchement, on la comprend.
Une colère qui ne sonnait pas comme une blague
Interrogée sur les répliques de ses rôles passés, Emilia Clarke s’est souvenue sans hésiter des derniers mots de Daenerys à Jon Snow, traduits en français par « Nous briserons la roue ensemble ». Et derrière le souvenir, il y avait encore la rage. Elle dit, en parlant de la scène où Jon la tue : « C’est scandaleux, j’étais tellement en colère. J’étais absolument furieuse ».
Ce n’est pas tout. Elle raconte aussi qu’en découvrant les scripts de la saison 8, elle est sortie de chez elle complètement sonnée, juste pour digérer ce qu’elle allait devoir jouer. Résultat, ce fameux malaise que les fans avaient cru lire sur les tapis rouges n’était pas exactement un fantasme collectif.
Le vrai nœud du problème, c’est la bascule de Daenerys
Le souci avec cette fin, vous le connaissez. Pendant des saisons, Daenerys est construite comme l’héritière des Targaryen qui veut reprendre le pouvoir, oui, mais aussi casser l’ordre oppressif et mettre fin à l’esclavage. Puis elle arrive à Westeros, tombe amoureuse de Jon Snow, découvre qu’il est aussi son neveu, et sa trajectoire part en vrille.
Dans la saison 8, elle rase Port-Réal avec Drogon, puis veut poursuivre sa conquête ailleurs. Jon la poignarde juste après sa promesse de rebâtir le monde avec lui. Le reproche des fans n’a jamais vraiment changé, et il tient encore debout: la série demande d’accepter un heel turn massif en trop peu d’épisodes. En gros, la destination pouvait peut-être se défendre, pas la vitesse du voyage.
Même les acteurs n’ont pas raconté la même histoire
Tout le casting n’a pas réagi pareil. Sophie Turner, dont Sansa Stark finit reine du Nord, avait de bonnes raisons d’être plus sereine. Nikolaj Coster-Waldau, lui, a préféré éteindre l’incendie avec une phrase simple : « On vous a raconté une histoire et vous n’avez pas aimé la fin ».
Mais il y a un contexte industriel derrière ce final, et il compte. La série avançait sans filet puisque la saga A Song of Ice and Fire de George R. R. Martin n’est toujours pas terminée. L’auteur a déjà dit que sa propre fin serait différente de celle de l’écran. Sauf que The Winds of Winter n’a toujours pas de date. Du coup, pour pas mal de fans, cette fin de Game of Thrones, contestée ou non, reste peut-être la seule version de l’histoire de Daenerys qu’ils auront un jour.
