Hollywood officialise le film phare de 2025, sans viser la course au Meilleur Film

Image d'illustration. KPop Demon HuntersNetflix / PR-ADN
Le film le plus attendu de 2025 vient d’être officialisé par Hollywood, suscitant l’enthousiasme des cinéphiles. Malgré son importance, il ne figurera pas parmi les prétendants au prestigieux Oscar du meilleur film lors de la prochaine cérémonie.
Tl;dr
- KPop Demon Hunters : succès mondial et phénomène culturel.
- Oubli aux Oscars, succès écrasant sur Netflix.
- L’industrie du cinéma bousculée par une animation musicale originale.
Un raz-de-marée inattendu pour l’animation musicale coréenne
Au milieu d’une année dominée par les franchises hollywoodiennes et les grands drames historiques, personne ne s’attendait à ce que le film le plus marquant de 2025 provienne d’un genre souvent marginalisé par l’industrie américaine : un film d’animation musical original signé Netflix. Pourtant, le phénomène mondial s’appelle KPop Demon Hunters, un long-métrage qui a littéralement bouleversé la pop culture planétaire.
Des records, des tendances et une influence économique inédite
Sorti en juin, le film retrace les aventures du groupe fictif de K-pop Huntrix, des idoles qui affrontent des démons dissimulés sous l’apparence d’un boys band. En quelques mois seulement, il est devenu le film le plus visionné de l’histoire de Netflix, atteignant plus de 325 millions de vues et générant une vague sans précédent de conversations et de créations sur Internet. Le tube « Golden » a envahi les classements musicaux pendant des mois, décrochant une nomination aux Grammy Awards tandis que la bande-son complète obtenait un disque de platine. Sur les réseaux sociaux, le « Soda Pop Dance Challenge » a rapidement franchi la sphère des fans pour séduire célébrités et sportifs ; même Novak Djokovic s’est prêté au jeu devant les caméras pour faire plaisir à sa fille.
L’impact ne s’arrête pas là. Le succès du film a dopé le tourisme vers certains quartiers de Séoul animés dans l’œuvre, boostant aussi les exportations coréennes comme les cosmétiques ou la gastronomie. Résultat : la réalisatrice Maggie Kang a reçu une distinction prestigieuse du gouvernement sud-coréen pour cette contribution culturelle hors norme.
L’Académie ignore-t-elle la révolution numérique ?
Malgré cet engouement spectaculaire, KPop Demon Hunters reste largement absent des catégories majeures lors des remises de prix américaines. Cantonné à des nominations techniques ou spécifiques comme Meilleur Film d’Animation ou Meilleure Chanson Originale – voire à cette nouvelle catégorie Golden Globes vantant plutôt l’audience que le mérite artistique –, ce choix interroge sur la capacité d’Hollywood à reconnaître un vrai « game-changer ». Les membres souvent âgés et traditionnalistes de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences peinent encore à envisager l’animation autrement que comme un divertissement enfantin ou strictement réservé aux studios habituels.
Un nouveau standard pour la pop culture mondiale ?
Aujourd’hui, être « blockbuster », c’est bien plus qu’attirer au box-office. C’est déclencher un engouement global capable d’influencer la mode, la musique, voire l’économie locale. En cela, KPop Demon Hunters impose un nouveau paradigme. L’audience mondiale – grâce au streaming – décide désormais ce qui fait date dans l’histoire du cinéma. Entre réseaux sociaux en ébullition et files d’attente devant les magasins de cosmétiques à Séoul, ce film démontre que l’industrie doit repenser ses critères : ce sont désormais ces œuvres hybrides, connectées et audacieuses qui dictent le tempo culturel mondial.
