L’épisode 3 de la saison 3 ne parle pas seulement de Rhaenyra. Il remet surtout en lumière une vieille théorie majeure sur la fin des dragons.
En bref
- L’épisode 3 vise plus loin que Rhaenyra
- La théorie anti-dragons refait surface
- Oldtown paraît de plus en plus suspecte
Le plus intéressant dans cet épisode 3 de la saison 3 de House of the Dragon, spoiler léger, n’est peut-être pas Rhaenyra. C’est ce qu’il remet en circulation dans l’imaginaire de Game of Thrones, cette vieille idée selon laquelle les dragons n’ont pas seulement disparu à cause de la guerre civile, mais aussi parce qu’on les a aidés à mourir.
Un épisode qui dépasse le simple cas Rhaenyra
Une fois assise sur le Trône de Fer, Rhaenyra Targaryen découvre vite la réalité du pouvoir. Port-Réal est affamée, appauvrie, épuisée par la Danse des Dragons. Et pour consolider son règne, il lui faut deux choses, faire reconnaître la mort d’Aegon II et obtenir l’onction du Grand Septon.
Rien ne se passe comme prévu. Il n’existe aucune preuve qu’Aegon est mort, et le Grand Septon refuse de reconnaître la nouvelle reine. Surtout, il ne cache pas son mépris pour les Targaryen et pour leurs créatures, qu’il décrit comme une magie profane née de l’orgueil et de la soif de pouvoir, incapable de créer quoi que ce soit de bon. Dit autrement, l’hostilité vise la dynastie entière, pas seulement Rhaenyra.
La vieille théorie des mestres revient au premier plan
C’est là que revient la fameuse Grande Conspiration des mestres. En gros, la théorie avance deux idées. D’abord, les mestres d’Oldtown auraient œuvré à l’extinction des dragons, parce que ces créatures de magie contredisent leur monde de raison, de savoir et d’ordre. Ensuite, ils auraient aussi pesé, bien plus tard, dans la chute finale de la maison Targaryen, jusqu’à la rébellion de Robert Baratheon.
On comprend pourquoi l’épisode alimente ça. Quand la Foi des Sept rejette les dragons comme une aberration, elle rejoint presque le logiciel de la Citadelle. Deux pouvoirs différents, mais un même problème à régler.
Les livres donnent de vrais appuis à cette lecture
Cette théorie ne sort pas de nulle part. Dans A Feast for Crows, l’acolyte Armen rejette toute idée de retour des dragons, pendant que l’archimestre Marwyn, lui, assume une vision beaucoup plus trouble. Face à Samwell Tarly, il lâche même cette phrase glaçante, « Qui croyez-vous qui a tué tous les dragons la dernière fois ? »
Et ce n’est pas tout. A Dance with Dragons évoque aussi un ouvrage appelé Blood et Fire, ou The Death of Dragons, dont l’unique copie serait conservée sous la Citadelle. La méthode supposée la plus souvent avancée, c’est le poison, ce qui collerait avec l’avertissement de Marwyn sur le risque d’en retrouver dans le porridge.
Pourquoi House of the Dragon la rend plus crédible
Mais l’épisode va plus loin que le clin d’œil. Il rappelle que tout ramène à Oldtown, la Foi, la Citadelle et les Hightower. Or ce sont justement les Hightower, avec Otto, qui ont mis le feu à la Danse. À cela s’ajoutent de vieux soupçons sur Mellos, accusé par certains d’avoir affaibli le roi Viserys.
Puis il y a le détail des rats au Donjon Rouge. Officiellement, ils prolifèrent parce qu’Aegon II a fait tuer les chasseurs de rats. Symboliquement, l’image est plus riche, quand même. Dans les romans, les mestres sont surnommés les rats gris. Coïncidence ? Peut-être. Mais avec Baelor Ier qui fera plus tard brûler les écrits de Septon Barth sur les dragons, la série commence à dessiner autre chose, une guerre lente contre la magie elle-même. Et ça, pour la suite de l’univers, ce n’est pas un petit détail.