Le prochain Hunger Games sort le 20 novembre et tout indique un virage plus cruel. Le passé de Haymitch promet de montrer Panem sous un jour encore pire.
En bref
- Le film suit le jeune Haymitch aux 50e Jeux
- 48 tributs, violence graphique, diffusion télé manipulée
- Le plus dur viendra aussi après l’arène
On pensait avoir déjà vu le pire de The Hunger Games. Visiblement, non. Avec Sunrise on the Reaping, la saga ne se contente pas de revenir en arrière, elle montre comment Panem broie quelqu’un bien avant d’en faire un mentor cassé comme Haymitch.
Un Quart d’Expiation qui fait exploser les règles
Le cœur du film, c’est le 50ᵉ Hunger Games, le deuxième Quart d’Expiation. Et cette fois, le Capitole double le nombre de tributs pour marquer l’événement. Pas 24 adolescents envoyés dans l’arène, mais 48. Quatre représentants par district au lieu de deux. Résultat, on part avec une édition mécaniquement plus chaotique, plus meurtrière aussi, puisque l’on sait déjà que le jeune Haymitch, joué par Joseph Zada, en sortira seul vivant.
Ce détail change tout. Les précédents films montraient déjà la cruauté du système, mais ici la violence grimpe d’un cran parce que l’échelle change.
Une violence plus spectaculaire, et plus dérangeante
Le plus rude, ce n’est même pas de savoir qui gagne. C’est de voir ce que les Jeux font subir avant la victoire. Le récit inclut des morts d’enfants, dont celle d’un tribut de 12 ans que beaucoup de lecteurs ont retenue pour sa brutalité, et un autre personnage meurt avant même d’atteindre l’arène.
Et l’habillage visuel rend l’ensemble encore plus malsain. L’arène serait plus colorée, presque belle en surface, au point d’avoir suscité des comparaisons avec Midsommar. Le contraste est assez glaçant, clairement. Sous ces couleurs, on parle de combats à la hache avec entrailles visibles, d’un crâne fracassé, d’animaux génétiquement modifiés qui dévorent quelqu’un jusqu’au squelette, mais aussi de poison, de démembrement, de brûlures et d’explosions.
Par rapport à The Ballad of Songbirds et Snakes, où les Jeux restaient plus primitifs, le film semble raconter un moment où le système est devenu plus sophistiqué, et donc plus pervers.
Le vrai piège, c’est aussi la télévision
L’autre idée forte, c’est que les diffusions des Jeux peuvent être montées, découpées, réécrites. Il y a des animateurs, des interviews, une narration fabriquée pour le public. En gros, Panem ne regarde pas forcément ce qui s’est vraiment passé, mais ce que le Capitole accepte de montrer.
Pour Haymitch, le combat ne se joue donc pas seulement contre les autres tributs. Il se joue aussi contre une version officielle de sa propre histoire.
Après l’arène, Haymitch n’est pas sauvé
C’est sans doute là que le film peut faire le plus mal. À l’époque de Katniss, une stratégie de résistance finit par émerger, lentement, autour d’elle. Pour le jeune Haymitch, cette perspective paraît beaucoup plus lointaine. Le régime de Snow n’est pas encore fissuré, il contrôle les districts, l’écran, la punition, tout.
Le film doit aussi explorer sa vie hors de l’arène, avec sa famille, ses relations, les gens qu’il aime. Gagner ne protège de rien. C’est même l’un des points les plus cruels de la saga, parce que la survie elle-même devient une forme de résistance, sans suffire à changer le système. Et quand on connaît l’homme que Katniss rencontre plus tard, on comprend pourquoi ce retour en arrière risque d’être le plus étouffant de tous.
The Hunger Games: Sunrise on the Reaping sortira au cinéma le 20 novembre.