Avant Robert Downey Jr., trois noms ont vraiment gravité autour de Tony Stark. Et l’un d’eux a fini par entrer chez Marvel, autrement.
En bref
- Iron Man a traîné pendant presque deux décennies
- Tom Cruise, Nicolas Cage et Clive Owen ont été envisagés
- Clive Owen a reçu une vraie offre
Avant d’être le film qui lance vraiment le MCU, Iron Man a surtout été un projet qui n’avançait pas. C’est ça qu’on oublie souvent. Entre ses débuts en 1990 et sa sortie en 2008, le long-métrage a traversé des réécritures, des changements de studio et des galères financières assez lourdes. Dans ce contexte, le casting de Tony Stark n’avait rien d’une ligne droite.
Un super-héros bloqué pendant des années
Quand 20th Century Fox essaie de lancer le projet, puis quand les droits bougent encore, plusieurs pistes émergent. Même Stan Lee et Quentin Tarantino se retrouvent, à un moment, liés à cette longue gestation. Résultat ? Des acteurs intéressés, des scénarios qui changent, et un personnage central qui attend encore son visage.
C’est aussi pour ça que refaire le film dans sa tête avec un autre comédien est fascinant. Pas seulement pour le jeu d’acteur, mais pour ce que cela aurait changé derrière : le ton, la confiance des studios, et peut-être même l’existence des suites.
Le cas Tom Cruise, le presque le plus concret
Parmi les noms sortis à l’époque, Tom Cruise est clairement celui qui est allé le plus loin. En 1998, il ne veut pas seulement jouer Tony Stark, il veut aussi produire le film. Stan Lee le rencontre, un accord existe même, et l’idée n’avait rien d’absurde vu son statut, son expérience de l’action et cette assurance un peu arrogante qui collait bien au personnage.
Mais le projet, lui, restait flou. Marvel connaît alors des difficultés financières, Fox développe déjà plusieurs adaptations liées à ses personnages, puis les droits passent à New Line Cinema. Tom Cruise garde un intérêt jusqu’en 2004, et en 2005, le scénariste Miles Millar pense encore à lui. Sauf qu’à force de blocages créatifs, la piste s’érode. Dans le livre MCU: The Reign of Marvel Studios, il est même expliqué que son cachet demandé était trop élevé pour une licence de super-héros encore non testée au cinéma.
Nicolas Cage, attiré très tôt par Stark puis par Marvel
Dès 1997, Nicolas Cage montre son intérêt pour le rôle. À ce moment-là, il a déjà derrière lui Volte/Face, Rock, Les Ailes de l’enfer ou Leaving Las Vegas, donc son nom pèse. Mais là, on est plus dans l’élan initial que dans un vrai processus de casting. Il n’existe d’ailleurs aucune preuve qu’il ait même atteint l’étape d’une réunion formelle.
Et le temps a joué contre lui. Le film met tellement longtemps à se concrétiser que cette version finit par ne plus compter. Reste un détail pas anodin : son tropisme pour les comics ne disparaît pas. Il rejoint finalement Marvel avec Ghost Rider en 2007, et revient cette année avec Spider-Noir. Une autre porte d’entrée, en gros.
Pourquoi Clive Owen a compté plus que les autres
En 2006, enfin, Iron Man entre en préproduction. Et là, on quitte les intentions vagues. Marvel Studios veut vraiment Clive Owen, au point de lui faire une offre. Son allure sophistiquée, son aplomb et sa carrière déjà très solide collaient bien à l’idée d’un milliardaire persuadé de tout contrôler.
En 2023, Kevin Feige a expliqué que la recherche visait quelqu’un avec « du cœur, de la force et du charisme ». Clive Owen refuse pourtant, sans raison publique certaine. Peut-être le risque, tout simplement. À l’époque, c’était le premier film de Marvel Studios, avec une exposition financière énorme. Feige y voit même une leçon : le premier choix n’est pas toujours le bon. Puis Jon Favreau rencontre Robert Downey Jr., se laisse convaincre, et la machine décolle. Avec lui, Tony Stark devient à la fois drôle, agaçant, vulnérable et magnétique. Et ce dosage-là, franchement, a pesé bien au-delà d’un simple casting.