James Gunn poursuit l’adaptation de la Justice League la plus drôle dans son univers DC

Image d'illustration. DC ComicsADN
Le nouvel univers DC orchestré par James Gunn poursuit sa transformation en adaptant la version la plus humoristique de la Justice League, misant sur un ton décalé et des personnages hauts en couleur pour renouveler l’esprit de la franchise.
Tl;dr
- Une série « Booster Gold » commandée chez HBO Max.
- Le style « Justice League International » influence l’univers DCU.
- Nouveaux projets : séries animée et live-action en préparation.
Un vent nouveau souffle sur le DCU
Avec la commande d’un pilote pour la série « Booster Gold » par HBO Max, l’univers télévisé de DC Studios prend un tournant audacieux. Adaptée par David Jenkins, créateur de « Our Flag Means Death », cette fiction mettra en avant un super-héros atypique venu du futur : Booster Gold, alias Jon Michael Carter. Ce personnage, apparu en 1986 sous la plume de Dan Jurgens, se distingue par son statut d’anti-héros en quête de gloire dans notre époque après des déboires sportifs et personnels au XXVe siècle.
L’influence majeure de Justice League International
Ce choix créatif ne doit rien au hasard. En coulisses, l’ombre de la mythique équipe « Justice League International » (JLI) plane sur les nouveaux projets du DCU. Rappelons que cette mouture, née en 1987 sous l’impulsion de J.M. DeMatteis, Keith Giffen et Kevin Maguire, rompait déjà avec le sérieux traditionnel du genre. Leur approche, teintée d’humour presque satirique, transformait la Ligue en une sorte de sitcom super-héroïque où chaque membre peinait à trouver sa place – à commencer par Booster Gold lui-même, mais aussi Mister Miracle, Guy Gardner ou Blue Beetle.
Pour donner un aperçu plus clair du roster emblématique mis en scène à l’époque :
- Boomerang central : Batman, Martian Manhunter (les figures posées)
- Duo comique : Booster Gold & Blue Beetle
- Piliers inattendus : Guy Gardner, Mister Miracle & Big Barda, Black Canary, Fire & Ice, Max Lord (l’homme à tout faire)
Nouvelles séries et retour aux sources créatives
Dans ce contexte, on comprend mieux la multiplication des projets estampillés DCU : une série animée dédiée à Mister Miracle a ainsi été validée tandis que « Lanterns », centrée sur le Green Lantern Guy Gardner (incarné par Nathan Fillion) fera ses débuts sur HBO début 2026. L’interconnexion entre ces personnages laisse deviner une ambition claire : renouer avec l’énergie loufoque et collective qui a fait le succès de la JLI à la fin des années 80.
L’héritage Gunn : du Marvel cosmique au DC décalé ?
Difficile d’ignorer ici l’influence directe de James Gunn. Ayant transformé les seconds couteaux des « Gardiens de la Galaxie » en figures majeures chez Marvel grâce à une écriture mêlant autodérision et sincérité émotionnelle, Gunn semble bien décidé à appliquer cette recette gagnante au sein du DCU. Le fait qu’il cite régulièrement les travaux de Maguire ou s’entoure d’acteurs familiers renforce cette impression d’un passage assumé vers une tonalité plus humaine et irrévérencieuse.
Derrière ces annonces successives se dessine une volonté affirmée : offrir au public un univers partagé où les histoires et les héros marginaux prennent enfin toute leur place – avec ce mélange unique de dérision et d’attachement qui a déjà conquis des millions de lecteurs il y a près de quarante ans.
