James Gunn réagit brillamment aux parallèles dressés entre Marvel et l’univers DC

Superman (David Corenswet)Warner Bros. Entertainment / PR-ADN
Face aux multiples parallèles dressés entre l’univers Marvel et celui de DC, James Gunn a réagi avec justesse. Le réalisateur, désormais figure centrale des deux franchises, s’est exprimé sur la manière dont il perçoit ces comparaisons récurrentes.
Tl;dr
- James Gunn inspire le DCU à coup de « Game of Thrones » et « Star Wars ».
- Le DCU vise des récits indépendants dans un univers partagé.
- Ce modèle diffère de l’approche centralisée du MCU.
Quand James Gunn réinvente l’univers DC
En matière de super-héros, la tentation est grande de comparer tous les grands studios au Marvel Cinematic Universe. Pourtant, pour James Gunn, fraîchement installé à la tête de la nouvelle ère du DC Universe (DCU) avec son acolyte Peter Safran, il s’agit justement d’emprunter une autre voie. Son intention : s’affranchir du modèle Marvel pour explorer une narration plus éclatée, inspirée par deux poids lourds de la pop culture.
L’influence inattendue de « Game of Thrones » et « Star Wars »
Interrogé par l’acteur Rainn Wilson – avec qui il avait déjà collaboré sur « Super » – pour Interview Magazine, Gunn confie son admiration pour l’auteur George R.R. Martin. Il déclare ainsi : « C’est vraiment ça qui m’a convaincu d’accepter ce travail… Ce que fait le monde de « Game of Thrones » ou « Star Wars », c’est construire un univers immense, puis en extraire des histoires singulières à raconter. » Une perspective séduisante, loin des rouages interconnectés du MCU imaginés par Kevin Feige. Le DCU puiserait donc autant dans la diversité narrative de Westeros que dans le foisonnement des séries issues de la saga galactique.
Narration éclatée et récits indépendants : le pari DCU
À y regarder de près, l’idée n’est pas absurde. Depuis quelques années, « Game of Thrones » multiplie les spin-offs (« House of the Dragon », bientôt « A Knight of the Seven Kingdoms »), chacun abordant un pan particulier d’un même univers sans dépendre d’une trame unique. Même logique chez « Star Wars » : entre séries animées (« Visions »), aventures originales sur Disney+ (« The Mandalorian », « The Acolyte », etc.) et autres projets non canoniques, la franchise décline ses récits sous tous les formats possibles. Gunn souhaite appliquer ce principe au DCU — moins d’obligation de convergence narrative, davantage de liberté pour chaque histoire.
Voici comment cette stratégie pourrait se matérialiser :
- Mélange d’animation et live-action (comme « Creature Commandos »).
- Séries et films autonomes dans un même écosystème partagé.
- Priorité donnée à l’originalité plutôt qu’à l’unification à tout prix.
D’un Superman old-school à une vision ambitieuse du DCU
Ce parti pris se reflète déjà dans le nouveau « Superman », où Gunn assume un retour aux sources façon Grant Morrison. Mais désormais, c’est tout l’univers DC qui s’apprête à évoluer selon ces nouveaux principes. Si le succès sera au rendez-vous ? Difficile encore de trancher. Mais en misant sur une diversité créative assumée, James Gunn offre sans doute au DCU son meilleur atout face à la concurrence féroce des studios super-héroïques.
Actuellement, le film « Superman » est visible aussi bien en salle qu’en version digitale — prélude évident à cette nouvelle ère du DC Universe.
