Kit Harington a failli devenir Batman au cinéma

The Batman 2
Image d'illustration. The Batman 2 — Warner Bros. Pictures / PR-ADN

Kit Harington a confirmé avoir rencontré l'équipe de Batman avant Robert Pattinson. Une piste crédible sur le papier, beaucoup moins à l'écran.

En bref

  • Kit Harington a auditionné pour le Batman de Matt Reeves avant que Robert Pattinson ne décroche le rôle.
  • Son rôle de Jon Snow faisait de lui un candidat crédible pour un Batman jeune, sombre et rongé par la colère.
  • Robert Pattinson s’est finalement imposé par une intensité à l’écran jugée plus proche du Batman voulu par Matt Reeves.

Faire passer Jon Snow par Gotham, l’idée a bien existé. Kit Harington a raconté avoir rencontré l’équipe de The Batman au début du développement du film de Matt Reeves. Et sa réaction, après coup, est assez limpide : quand il a appris que Robert Pattinson tenait la corde, il s’est dit : « Oui, bien sûr. C’est lui qu’il fallait choisir ».

Kit Harington était bien passé par la Batcave

Cette confidence, l’acteur l’a livrée dans le podcast Happy Sad Confused de Josh Horowitz. Kit Harington parle d’une réunion très en amont, avant que le casting ne se resserre vraiment. Plus tard, il a été rapporté que le choix final s’était joué entre Robert Pattinson et Nicholas Hoult, ce dernier ayant d’ailleurs des sentiments partagés sur ce rôle perdu.

Le plus intéressant n’est pas juste l’anecdote. C’est ce qu’elle raconte de la stratégie de casting de Matt Reeves. Le film cherchait manifestement un Bruce Wayne jeune, fermé, traversé par la colère, pas le playboy classique. Et là, oui, le nom de Kit Harington n’avait rien d’absurde.

Sur le papier, le parallèle avec Jon Snow saute aux yeux

Dans Westeros, Jon Snow est d’abord présenté comme le fils illégitime de Ned Stark, méprisé pour ça, puis poussé vers la Night’s Watch pour tenter de sauver son honneur. C’est un jeune homme sombre, souvent renfermé, avec une vraie rage sous contrôle et une obsession pour la justice.

Ajoutez à ça les costumes noirs, le poids du devoir, et ce tiraillement constant entre les principes et le cœur, notamment avec Ygritte. Le parallèle avec Batman est presque trop facile. Même la romance condamnée renvoie à la fin de The Batman, quand Selina, incarnée par Zoë Kravitz, comprend en regardant l’horizon de Gotham qu’il ne la suivra pas, parce qu’il appartient déjà à autre chose.

Le vrai problème, c’est l’intensité à l’écran

Là où ça coince, c’est dans l’exécution. Bon, Kit Harington sait très bien jouer la mélancolie. Huit saisons de Game of Thrones l’ont prouvé. Mais la version télé de Jon Snow n’avait pas toujours ce tranchant glacé qu’on retrouve dans les romans de George R. R. Martin.

La comparaison la plus parlante reste sa scène avec Janos Slynt dans la saison 5, épisode 3, The High Sparrow. Dans A Dance with Dragons, ce moment a quelque chose de franchement froid, presque terrifiant. Dans la série, l’impact est plus sage. Or Robert Pattinson, lui, impose exactement ce malaise-là dans The Batman, notamment quand il tabasse un voyou en lançant : « Je suis la vengeance ! ».

Du coup, le verdict est assez net. Oui, Kit Harington avait le profil de loin. Mais à l’écran, Robert Pattinson avait une évidence que l’autre n’a jamais vraiment dégagée. Et depuis la fin de Game of Thrones, Kit Harington semble avoir trouvé un terrain bien plus juste dans Industry, avec le dépressif héritier Harry Muck.

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