Le caméo de Roger Moore dans Alias

Roger Moore Alias
Image d'illustration. Roger Moore Alias — ABC / PR-ADN

L’ex-James Bond Roger Moore n’apparaît qu’un épisode dans Alias. Pourtant, ce passage éclaire l’un des meilleurs arcs de la série de J.J. Abrams.

En bref

  • Roger Moore dans Alias montre la cruauté d’Arvin Sloane.
  • La mort de son personnage révèle le vrai visage du chef de SD-6.
  • Les débuts d’Alias restent les plus marquants de la série.

Une ancienne figure de James Bond qui débarque dans Alias pour un seul épisode, puis finit assassiné dans l’ombre, ce n’est pas juste un clin d’œil de casting. C’est même l’un des moments qui vend le mieux la cruauté d’Arvin Sloane, le grand architecte du chaos dans la série de J. J. Abrams.

Pas là pour faire joli

Oui, Roger Moore n’apparaît qu’une fois, dans la peau d’Edward Poole, dans la saison 1. Et oui, Alias a empilé les guests solides. Faye Dunaway passe par là en Ariana Kane, chargée de débusquer une taupe au sein de SD-6. Quentin Tarantino, lui, joue un vilain et réalise un épisode. Dans le même premier chapitre, Gina Torres lance son duel avec Sydney Bristow via Anna Espinosa pendant que John Hannah hérite d’un arc bien plus émouvant qu’il n’en a l’air.

Bref, Roger Moore est en bonne compagnie. Mais son passage sert vraiment l’histoire.

Le piège SD-6, le vrai moteur de la série

Quand on rencontre Sydney Bristow, elle mène une double vie. Fiancée, étudiante, employée de banque en façade. En réalité, elle bosse pour SD-6, qu’elle croit être une branche secrète de la CIA. Sauf que non. SD-6 est une cellule terroriste dirigée par Arvin Sloane, patron glaçant qui fait tuer le fiancé de Sydney dès qu’il entend un secret de trop.

C’est là que la série devient bien plus méchante que sa façade d’espionnage pop. Sydney rejoint alors la vraie CIA, accepte de devenir agent double, avec Michael Vaughn comme handler, puis découvre que son père, Jack Bristow, infiltre lui aussi SD-6 pour l’abattre de l’intérieur.

Pourquoi la mort d’Edward Poole change tout ?

Dans le sixième épisode, The Prophecy, Edward Poole prévient Arvin Sloane qu’une taupe opère chez le SD-6. Au même moment, Sydney Bristow subit un examen étrange lié à une vieille prophétie autour de Rambaldi. Et là, petit twist bien sale, Poole accuse un autre membre de l’Alliance de travailler avec un marchand d’armes ennemi, alors que le traître, c’est lui.

Résultat ? Arvin Sloane l’exécute lui-même avant le générique final.

Ce meurtre compte parce qu’il ne sert pas juste à nettoyer l’intrigue. Il rappelle que Arvin Sloane ne délègue pas toujours sa violence. Il la prend en main. Et ça prépare ce qui fait la force des deux premières saisons, toute la montée vers Phase One, l’épisode où Sydney, Jack et Vaughn détruisent enfin SD-6, avant de comprendre que Arvin Sloane s’est déjà sauvé en laissant les autres payer.

Une série brillante au début puis moins inspirée sur la fin

Il faut le dire, Alias brille surtout sur ses deux premières saisons. La troisième patine, la quatrième décroche franchement. Mais ce premier grand arc, entre SD-6, l’Alliance et la paranoïa permanente, reste redoutable d’efficacité.

Et le caméo de Roger Moore, aussi bref soit-il, fait partie de ces pièces qui rendent l’ensemble meilleur. Pas mal pour un personnage mort en un épisode. Toute la série est visible sur Disney+.

CodexZéro

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