Le créateur de Star Trek: Enterprise reconnaît un défaut majeur dans l’écriture de la première saison

Image d'illustration. Star TrekParamount / PR-ADN
Le créateur de la série Star Trek: Enterprise reconnaît qu’un aspect crucial de l’écriture de la première saison n’a pas répondu aux attentes, pointant du doigt une faiblesse notable qui a marqué les débuts du show.
Tl;dr
- « Enterprise » a souffert d’essoufflement créatif.
- Mauvaises décisions de recrutement dans l’équipe d’écriture.
- Un nouveau projet « Star Trek » autour d’Archer est envisagé.
Un tournant difficile pour la franchise
Il est difficile de parler de Star Trek: Enterprise sans évoquer une période de véritable fatigue créative au sein de la saga. Diffusée entre 2001 et 2005, cette série, pourtant ambitieuse en situant l’action au XXIInd siècle, s’est rapidement retrouvée dans la tourmente. D’un côté, le public semblait déjà las ; de l’autre, les artisans du show eux-mêmes montraient des signes évidents d’épuisement. C’est ce que confiait récemment le co-créateur Brannon Braga, expliquant que, dès le lancement, une forme de lassitude s’est installée : « Je me sentais limité… comme si tout recommençait à zéro ».
Des choix malheureux derrière les coulisses
Le cœur du problème ? Une équipe d’écriture renouvelée, mais peu familière avec l’esprit si particulier de Star Trek. Comme le souligne Braga, seuls quelques vétérans comme Mike Sussman, Phyllis Strong ou encore André Bormanis ont su tirer leur épingle du jeu. Les nouveaux venus, souvent novices dans le genre, peinaient à s’approprier la voix unique de la saga. Même le réalisateur James L. Conway, qui avait signé le pilote salué par la critique, admettra plus tard : « La première saison était très répétitive… cela venait d’une équipe exténuée ». Cet aveu laisse transparaître un constat partagé : trop d’épisodes (26 par saison), pas assez d’idées neuves.
L’absence de souffle et de prise de risques
La saison inaugurale reste considérée comme le point bas de l’aventure « Enterprise ». En dépit du décor inédit – des pionniers partant explorer la dernière frontière –, les épisodes se sont révélés étonnamment convenus et sans enjeu marquant. Le fil rouge du « Temporal Cold War », mélangeant voyages temporels et luttes d’influence sur l’Histoire, peinait à convaincre tant il semblait plaqué. À l’inverse des productions actuelles comme Star Trek: Strange New Worlds, où la légèreté et l’hommage côtoient chaque épisode, on ne retrouvait ici qu’une routine éreintée par des impératifs imposés.
L’espoir d’un nouveau départ politique ?
Après cette débâcle, il aura fallu attendre le film réalisé par J.J. Abrams en 2009 pour voir la franchise retrouver un souffle neuf. Pourtant, le chapitre « Enterprise » pourrait ne pas être totalement refermé… Un projet inédit trotte actuellement dans la tête de Bakula (alias Capitaine Archer) et du scénariste Sussman. Leur ambition ? Proposer une série où Archer devenu président dirigerait les premiers pas de la Fédération – une idée qualifiée par Sussman de croisement entre « Star Trek » et « The West Wing ». Reste à savoir si cette vision obtiendra enfin le feu vert chez Paramount. Une chose est sûre : sans passion ni engagement sincère derrière la caméra, même les sagas légendaires risquent de perdre leur éclat.
