Le Diable s’habille en Prada 2 : la suite joue la carte de la nostalgie

Image d'illustration. Le Diable s’habille en Prada 220th Century Studios / PR-ADN
Vingt ans après, le film culte sur les aventures d'Andy, Miranda et Emily revisite les rivalités du premier opus sans révolution narrative.
Tl;dr
- Après près de vingt ans, la suite de Le diable s’habille en Prada réunit le casting original et introduit de nouveaux personnages, sans scène post-générique.
- L’histoire n’adapte pas directement le roman de suite, mais propose une intrigue originale centrée sur Andy, Miranda et Emily dans un monde de la mode en mutation.
- Le diable s’habille en Prada 2 conserve une satire des médias et de la mode, avec des enjeux de pouvoir, de luxe et de transformation numérique, sans teaser pour une suite.
Un retour très attendu… sans surprise finale
Après près de vingt ans d’attente, les fans retrouvent enfin l’univers hautement satirique de Le diable s’habille en Prada. Le deuxième volet, réalisé à nouveau par David Frankel, convoque la nostalgie en réunissant le casting d’origine : Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt et Stanley Tucci. À ces piliers s’ajoutent plusieurs figures montantes telles que Simone Ashley, le comédien Caleb Hearon ou encore le Britannique Kenneth Branagh. Mais qu’on se le dise : inutile d’attendre dans la salle obscure une quelconque scène post-générique. Il n’y en a tout simplement pas. Seuls quelques caméos clin d’œil, citons notamment la chanteuse Ciara, l’icône de l’édition Tina Brown, ou la mannequin Ashley Graham, ponctuent le générique final.
L’héritage d’un film culte revisité à l’heure du numérique
Contrairement à ce que certains auraient pu imaginer, ce nouvel opus ne s’inspire pas directement du roman « Revenge Wears Prada: The Devil Returns » écrit par Lauren Weisberger en 2013. Le duo formé par le réalisateur et la scénariste Aline Brosh McKenna préfère ici façonner une intrigue inédite, qui fait écho aux bouleversements actuels du secteur de la mode et des médias. On retrouve donc Andy Sachs, incarnée par Anne Hathaway, rattrapée par son passé lorsqu’elle traverse une crise professionnelle inattendue et doit réintégrer les rangs de Runway. Surprise : Miranda Priestly, toujours aussi glaciale, semble à peine se souvenir d’elle…
Nouveaux enjeux, mêmes rivalités mordantes
Au cœur de cette suite, les rapports de force évoluent mais restent acérés. Andy reprend contact avec Miranda, mais cette dernière n’est plus tout à fait celle qu’elle a connue (ou peut-être l’est-elle encore trop…). Pendant ce temps, Emily Charlton, désormais haute responsable chez Dior, joue sa propre partition pour assurer la visibilité stratégique de la marque au sein du magazine Runway. Dans un univers où les publications peinent à survivre face aux géants numériques et aux logiques financières impitoyables, chacun tente de préserver son influence.
Voici quelques clés pour mieux appréhender ces dynamiques :
- Pouvoir des maisons de luxe : leur poids pèse sur les choix éditoriaux.
- Métamorphose des médias : course effrénée vers le digital et rentabilité.
- Loyauté et ambition : des alliances aussi fragiles qu’essentielles.
L’adieu (temporaire ?) à un univers satirique mordant
Alors que le film déploie une satire fine des mutations sociales et économiques touchant la presse et la mode, aucune piste évidente n’est laissée pour un troisième chapitre. Après cent dix-neuf minutes riches en piques cinglantes mais sans révélations tardives à guetter dans le noir, il est permis, voire recommandé, de quitter tranquillement la salle dès que tombe le rideau.
