Le nouveau thriller sur un tueur en série de Netflix cartonne auprès du public, défiant les critiques

Image d'illustration. Hunting Chasseurs de criminelsNBC / PR-ADN
La dernière série sur un tueur en série récemment ajoutée au catalogue de Netflix connaît un succès fulgurant auprès du public, cumulant des millions de vues dès sa sortie, alors même que les critiques étaient initialement sceptiques.
Tl;dr
- Écart immense entre critiques et public sur la série.
- The Hunting Party séduit par son suspense classique.
- Personnages nuancés, mais quelques faiblesses scénaristiques.
Un thriller qui divise : un fossé inédit entre critiques et spectateurs
À la surprise générale, The Hunting Party, dernière nouveauté à succès sur la plateforme Netflix, se retrouve au cœur d’un débat passionné. Si la série occupe une impressionnante seconde place dans le classement des visionnages en streaming, elle présente un cas d’école : l’écart de notation entre les avis professionnels (81 %) et ceux du public (18 %) atteint 63 points – un gouffre rarement observé pour une fiction de ce genre. Cette divergence d’opinions intrigue, voire interroge la pertinence de certains critères d’évaluation.
Une intrigue haletante portée par des personnages imparfaits
Au centre du récit, on suit Bex (Melissa Roxburgh), ancienne profileuse du FBI, confrontée à une situation explosive : l’évasion des pires criminels d’une prison secrète située sous les terres du Wyoming. Recrutée aux côtés de soldats, espions et agents spéciaux, elle doit capturer ces meurtriers avant qu’ils ne frappent à nouveau. Entourée de partenaires incarnés par Nick Weschler et Patrick Subongui, Bex incarne une héroïne « smart et badass », mais aussi faillible. Cet équilibre entre force et vulnérabilité nourrit la dynamique d’équipe et offre aux téléspectateurs des interactions marquantes.
L’attrait du familier face au mépris des codes « procéduraux »
Certains critiques n’ont pas hésité à qualifier le programme de « This is bland and generic television, the stuff of ignored summer burn-offs or, much more commonly, pilots scrapped without going to series », pointant du doigt son côté prévisible ou « campy ». Toutefois, l’attrait pour ce type de format – qui rappelle les succès comme The Blacklist ou The Night Agent – ne s’explique-t-il pas justement par cette dose réconfortante de familiarité ? Le public défend vigoureusement le show sur ce point, saluant sa construction efficace malgré quelques défauts inhérents à toute première saison : rythme parfois inégal ou usage assumé de certains tropes du genre.
Le public prend la parole : nuance et plaisir coupable assumé
Face à cette tempête critique, nombreux sont les fans qui prennent position pour défendre leur plaisir coupable. Plusieurs témoignages soulignent que si les débuts restent classiques, la saison gagne rapidement en profondeur et en tension. Selon eux, la série réussit là où beaucoup échouent : proposer une équipe attachante où personne ne tire systématiquement la couverture à soi. Pour résumer leurs arguments :
- Cohésion naturelle entre les membres du groupe.
- Séquencier classique, mais efficace pour maintenir le suspense.
- Bex offre un leadership nuancé et crédible.
Reste à voir si le succès populaire finira par convaincre les plus sceptiques…
