Le nouveau trailer de The End of Oak Street lâche enfin ses dinos

La Fin d'Oak Street
Image d'illustration. La Fin d'Oak Street — Bad Robot Productions / PR-ADN

À trois semaines de sa sortie, The End of Oak Street change de ton. Le mystère recule, les dinos prennent tout l’écran, et c’est loin d’être anodin.

En bref

  • Nouveau trailer, beaucoup moins mystérieux
  • Les dinos envahissent une banlieue entière
  • Le film sort dans trois semaines

À mesure que la sortie approche, Warner Bros. Pictures change clairement de stratégie. Le nouveau trailer de The End of Oak Street, attendu dans trois semaines, ne vend presque plus une énigme de science-fiction. Il vend du chaos. Des dinosaures dans les rues, des habitants coincés sur leur pâté de maisons, et une ambiance bien plus âpre que ce que la campagne laissait d’abord entendre. Les billets sont d’ailleurs déjà en vente, ce qui dit pas mal de la confiance du studio dans ce virage très frontal.

Un trailer qui change complètement la promesse

Jusqu’ici, le film jouait beaucoup sur le mystère. Cette fois, plus vraiment. La bande-annonce se concentre presque entièrement sur des dinosaures lancés dans un quartier résidentiel, avec une énergie violente, sale, nerveuse. On comprend mieux, d’un coup, ce que le long-métrage veut être au moment où il arrive au contact du public.

Ce choix n’est pas anodin. Avec J. J. Abrams à la production, on pouvait s’attendre à une communication qui retient longtemps ses cartes. Mais à l’approche de la sortie, le studio semble avoir décidé qu’il valait mieux annoncer la couleur, le public va surtout voir de l’action préhistorique très concrète.

Le film prend là où Jurassic World a déçu

Le terrain est intéressant parce qu’il parle d’un manque laissé par une franchise géante. Les films Jurassic Park ont prouvé depuis longtemps que le public adore les films de dinosaures. Le problème, c’est que leur poids écrase tout le reste, et que beaucoup de projets peinent à justifier la présence de ces créatures ailleurs que dans leur ombre.

Or le film de David Robert Mitchell semble avoir trouvé sa porte d’entrée. Là où les récents Jurassic World ont souvent été critiqués pour avoir assez peu exploré ce que donnerait une vie ordinaire face à des dinosaures en liberté, The End of Oak Street fait exactement de cette idée le centre de son récit.

Pourquoi la banlieue change tout

C’est probablement son meilleur angle. J. J. Abrams l’avait déjà résumé auprès d’Empire en disant : « Pour moi, l’attrait indéniable de tout ça, c’est le fait que l’histoire se déroule en banlieue ». Il ajoutait qu’il aimait les films Jurassic autant que tout le monde, mais que ces histoires se passent, la plupart du temps, dans de belles jungles ou sur des îles lointaines.

Ici, tout se joue dans un décor banal. Une rue, des maisons, des familles. Et c’est justement ce contraste qui donne au projet une texture différente.

Le grand point d’interrogation reste l’origine du chaos

Au cœur de l’intrigue, il y a la survie d’une famille incarnée par Anne Hathaway, Ewan McGregor, Maisy Stella et Christian Convery. Leur combat contre les dinosaures devrait porter l’essentiel du film.

Mais le vrai crochet SF, lui, reste encore flou. Le synopsis évoque seulement un événement cosmique mystérieux qui arrache Oak Street à sa banlieue pour la projeter dans l’ère préhistorique. Il y a donc peut-être une explication. Ou pas. Et c’est sans doute là que le film va se jouer, pas seulement sur ce qu’il montre, mais sur ce qu’il choisit de garder hors champ. Pour un film de dinos en 2026, ce n’est pas un petit détail.

Morgan Fromentin

Éditeur·rice

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