Disney+ mise sur The Last Kids on Earth en live-action avec un simple pilote. Le potentiel est massif, mais le vrai piège est ailleurs.
En bref
- Disney lance une adaptation live-action de The Last Kids on Earth, mais ne commande pour l’instant que le pilote.
- L’univers est très riche, ce qui pourrait permettre une série longue et durable si elle est validée.
- Le principal risque est logistique : les jeunes acteurs vieillissent vite, ce qui complique une adaptation étalée dans le temps.
Un pilote. Juste un pilote. Voilà le niveau de prudence de Disney+ et Disney Channel sur The Last Kids on Earth, alors même que la licence pourrait tenir des années. C’est très parlant sur l’époque, les plateformes veulent des franchises, mais elles veulent d’abord vérifier que la machine démarre vraiment.
Un test, pas encore une vraie série
Le projet est bien lancé en live-action, avec Chad Fiveash et James Stoteraux, connus pour leur travail sur The Vampire Diaries, à l’écriture du pilote et au poste de showrunners. À la réalisation, Kevin Tancharoen, passé par Marvel’s Agents of SHIELD. Sur le papier, l’équipe a du métier.
Mais Disney ne s’emballe pas. La commande porte uniquement sur le premier épisode. Pas une saison, pas un bloc de plusieurs épisodes. Un test. Et franchement, dans un marché où tout le monde cherche son prochain gros univers, ce retour à une logique télé plus classique dit quelque chose, les studios veulent limiter le risque avant d’ouvrir le robinet.
Pourquoi cette licence peut durer très longtemps ?
La base, elle, est solide. Créée en 2015 par Max Brallier et illustrée par Douglas Holgate, la saga suit Jack Sullivan, un orphelin de 13 ans qui affronte monstres et invasion de zombies avec ses amis à Wakefield, dans le Massachusetts.
Surtout, il y a de la matière. Pas mal de matière, même. La série compte déjà dix livres, un guide de survie interactif, un roman graphique complet et trois ouvrages indépendants. En gros, si l’adaptation suit les livres avec un minimum de fidélité, elle peut largement tenir sur la durée, potentiellement jusqu’à dix saisons sans forcer.
Le fantôme de Netflix plane encore
Ce n’est pas une première adaptation. Netflix avait déjà transformé The Last Kids on Earth en série animée. Bilan, trois saisons, puis un épisode spécial derrière. Le souci, ou l’opportunité selon l’angle, c’est qu’une partie des intrigues des livres est restée sur le banc.
Du coup, cette version en prises de vues réelles peut vendre une promesse assez simple aux lecteurs, voir enfin l’ensemble de l’histoire prendre forme à l’écran. Et pour Disney, récupérer une licence déjà testée ailleurs, ce n’est jamais un hasard.
Le vrai problème n’est pas le scénario
Le piège, il est biologique. Si la série décolle, il faudra aller vite. Les acteurs jeunes grandissent très vite, et tous ceux qui ont suivi Stranger Things savent à quel point ce détail peut devenir un casse-tête industriel autant qu’artistique.
Entre le tournage du pilote et une éventuelle commande de série, un ou plusieurs interprètes peuvent changer de voix, de taille, de silhouette. Résultat ? Une franchise pensée sur le long terme, mais coincée par le calendrier. Avant même de parler saison 2, Disney+ doit déjà réussir la saison 0.